Wall Street termine en hausse, au forceps, aidé par les valeurs financières


Un opérateur du New York Stock Exchange

Un opérateur du New York Stock Exchange (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/SPENCER PLATT)

La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi et est parvenue à enchaîner une seconde séance dans le vert, soutenue par les valeurs financières et une moindre appréhension de l’inflation.

Le Dow Jones a gagné 0,61%, à 31.774,52 points, l’indice Nasdaq a pris 0,60%, à 11.862,12 points, et l’indice élargi S&P 500, 0,66%, à 4.006,18 points.

“Les gains sont plus modérés qu’hier, mais le fait que le marché ait réussi à bâtir sur les hausses d’hier est significatif”, a commenté Quincy Krosby, de LPL Financial, “en particulier considérant le message (du président de la banque centrale américaine Jerome) Powell ce matin.”

Lors d’un échange organisé jeudi par le centre de réflexion Cato Institute, le président de la Fed a mis en garde contre un “assouplissement prématuré” de la politique monétaire de la banque centrale, qui pourrait compromettre la lutte contre l’inflation, priorité de l’institution.

La Fed doit agir “fortement” contre l’inflation pour ne pas répéter les scénarios des années 1980, a prévenu le responsable.

Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi son taux directeur de 0,75 point de pourcentage, une première, les opérateurs sont plus que jamais convaincus que la Réserve fédérale (Fed) en fera de même lors de sa prochaine réunion des 21 et 22 septembre.

Ils attribuent à cette option une probabilité de 86%, selon le modèle de la Bourse américaine CME, basé sur les contrats à terme.

Après avoir ouvert dans le rouge, Wall Street s’est redressée, tirée notamment par les valeurs financières, qu’il s’agisse de JPMorgan Chase (+2,32%), Bank of America (+3,23%) ou Wells Fargo (+3,15%).

Pour Quincy Krosby, le secteur pourrait avoir été favorisé par le sentiment selon lequel la fin du cycle de hausses de taux de la Fed approche. Les opérateurs tablent ainsi sur une stabilisation du principal taux directeur de l’institution durant l’essentiel de 2023.

Nick Reece, de Merk Investments, retenait lui le nouveau recul des anticipations d’inflation, illustré par la baisse du “breakeven rate”, différence entre le taux des obligations indexées sur l’inflation et le rendement des obligations ordinaires de même échéance.

Cet écart est censé refléter les attentes des investisseurs en matière d’évolution des prix. Jeudi, il a atteint son plus bas niveau depuis fin juillet pour les obligations à 10 ans.

Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans s’est lui redressé, à 3,31%, contre 3,26% la veille.

La place new-yorkaise est, tout comme la Fed, concentrée sur l’inflation, insiste Nick Reece, et attend donc de pied ferme la publication, mardi, de l’indice CPI pour août, qui devrait renseigner sur la trajectoire des prix aux Etats-Unis.

Jeudi, les nouvelles inscriptions au chômage ont affiché une nouvelle baisse aux Etats-Unis, à 222.000 demandeurs d’emploi, assez sensiblement en deçà des 235.000 attendus par les économistes.

“Cela suggère que le marché du travail et l’économie américaine demeurent résistantes”, en a conclu Nick Reece. “Une récession n’a donc toujours pas l’air imminent. C’est davantage un risque pour 2023.”

A la cote, le constructeur de véhicules électriques Rivian s’est offert une pointe de vitesse (+10,92% à 36,88 dollars) après l’annonce d’un partenariat avec l’allemand Mercedes-Benz qui prévoit la production conjointe de camionnettes électriques en Europe.

La nouvelle a porté tout le secteur, de Tesla (+1,96%) à Lucid (+1,97%).

Outre les bancaires, Wall Street a aussi été tirée par la santé, en particulier les laboratoires Pfizer (+2,06%) et Moderna (+4,73%). Valeur du secteur, Regeneron a fait encore bien mieux (+18,85% à 708,85 dollars) après la publication de résultats cliniques encourageants pour son traitement contre des maladies des yeux, Eylea.

Le véhicule coté Digital World Acquisition Copr (DWAC), qui doit fusionner avec le groupe de médias Trump Media and Technology Group (TMTG) de l’ancien président des Etats-Unis, a gagné 1,21%, à 23,35 dollars, dans l’attente d’une information décisive.

Les actionnaires sont appelés à valider le report de la date limite de fusion, faute de quoi DWAC pourrait se dissoudre et priver Donald Trump d’une injection d’argent frais.

Le fabriquant de piles à hydrogènes Plug Power était salué (+6,01% à 29,12 dollars) après l’annonce d’une commande importante du français Lhyfe, pour dix électrolyseurs d’une capacité totale de 50 mégawatts.

© 2022 AFP

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