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Sur Google, les Français ont préféré un mot qu’ils ont inventé à Ma Prime Rénov’


La liste des aides pour financer ses travaux de rénovation énergétique est longue comme le bras. La plupart, les Français ne les retiennent pas ou ne les connaissent pas. Il n’y en a qu’une seule que les ménages ont réussi à imprimer dans leur tête : c’est Ma Prime Rénov’. Destinée à tous les propriétaires (occupants ou bailleurs), cette aide publique bénéficie d’une forte communication de la part du gouvernement. Mais elle n’existe que depuis 3 ans.

Avant le lancement de Ma Prime Rénov’les internautes s’intéressent déjà aux aides énergétiques, notamment depuis 2015 et l’organisation de la COP 21 à Paris. Ces 5 dernières années, les requêtes sur les aides et primes énergies ont flambé de 650 %, selon Heero, fintech spécialisée dans la rénovation énergétique. Mais les internautes avaient, à cette époque, leur mot à eux, les autres étaient inconnus au bataillon. Il s’agit d’un terme aussi simple que banal : « énergies premières ». «Contrairement à Ma Prime Rénov’ et aux CEE (certificats d’économie d’énergie), il n’a aucune existence officielle et pourtant c’est le terme que les internautes se sont décrits», souligne Florianne Marandel, data scientist chez Heero qui a co-analysé les tendances sur la rénovation énergétique des internautes, constituées essentiellement de «jeunes familles qui effectuent leur premier achat et très peu de retraités qui ne ressortent pas comme un profil appréciant la rénovation énergétique».

Passoire thermique ? Inconnue au bataillon

Il y a 3 ans, Ma Prime Rénov’fait son apparition et suscite l’intérêt des internautes. Mais cette curiosité ne dure qu’un temps et semble sur la pente descendante (voir ci-dessous). Dans le même temps, « primes énergies » continue de suivre une croissance continue. Quant aux CEE, malgré leur ancienneté (créés en 2006), ils restent méconnus, du fait certainement de leur appellation trop technique aux yeux du grand public.

Crédit Photo : Heero

Parmi les autres mots-clés les plus recherchés par les internautes, on trouve le DPE (Diagnostic de performance énergétique). Une tendance à la hausse (voir ci-dessous) qui coïncide avec la crise sanitaire début 2020. «Il y a eu un prix de conscience de l’importance du mieux vivre et du besoin de faire des travaux», analyse Hélène Grenouilleau, content manager chez Heero. «Je pense que peu de gens savent ce qu’est le DPE car beaucoup recherchent leur définition sur Internet», constate Florianne Marandel.

Crédit Photo : Heero

Aussi étrange que cela puisse paraître, « DPE D » et « DPE E » sont très recherchés. A contrario aucune trace de “DPE F” ou “DPE G” ni d’ailleurs de “passoires thermiques” ou de “loi Climat” qui sont pourtant d’actualité. Dès le 1er janvier 2023, les 140.000 logements les plus énergivores sont interdits à la location, prévoyant cette loi Climat. «Je pense que ces tendances seront plus visibles en 2023répond Romain Villain, directeur général de Heero. Le marché immobilier est en train de se constituer avec des passifs thermiques. Mais ce n’est pas encore une réalité forte».



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