Quelles évolutions pour 2017 ?


Le marché de l’immobilier est depuis plusieurs années dépendant de l’évolution des taux de crédit. Une forte hausse viendrait freiner les ventes et attirer les prix vers le bas, alors qu’une forte baisse aurait tendance à l’inverse. Les taux ne sont cependant pas les seuls à influencer les prix ; beaucoup d’autres paramètres externes ont un impact sur les prix.

Face aux placements financiers aux rendements incertains, les ménages se tournent vers des valeurs refuges, dont l’immobilier constitue l’une des préférées des Français.

Les acheteurs ont retrouvé des arguments sup-plémentaires par la formidable baisse des taux d’intérêt et, pour les primo-accédants, par la refonte du prêt à taux zéro (PTZ). Les dispositifs gouvernementaux qui ont été réaménagés ces dernières années – et qui sont reconduits dans la loi de finances pour 2017 – l’ont été dans le bon sens et ils sont désormais efficaces, qu’il s’agisse du PTZ ou encore du mécanisme Pinel qui encouragent l’investissement locatif.

L’effet d’aubaine créé par la baisse des taux ne permet pas à lui seul d’expliquer le regain d’attrait pour l’immobilier. Il devrait d’ailleurs se poursuivre en 2017, favorisant le maintien des hauts volumes de ventes.

Quant aux prix, ils dépendent avant tout des leviers utilisés par les politiques qui pourraient avoir des influences différentes sur le marché. Un retour à une plus-value à 15 ans pour les résidences secondaires pourrait freiner leur hausse, alors qu’une relance de l’investissement dans la pierre augmenterait mécaniquement le nombre d’acquéreurs, engendrant dès lors une tension sur les prix.

Rappelons que les propositions faites par les Notaires de France aux candidats à l’élection présidentielle vont dans ce sens, cherchant avant tout des solutions afin de fluidifier le marché. Au titre des propositions élaborées par le Conseil supérieur du notariat et dans la continuité des dispositifs existants, il convient de favoriser la primo-accession, de renforcer la visibilité et la lisibilité – notamment fiscale – pour les investisseurs, voire de réformer la réglementation en matière de plus -évaluer.

En tout état de cause, la hausse annoncée des taux pour l’année 2017 ne devrait pas avoir le même effet psychologique que celle, inattendue, du printemps 2015. Celle-ci a été annoncée et la remontée relative des taux sur l’année à venir a été intégré par les futurs acquéreurs ; elle ne devrait pas altérer outre mesure leur solvabilité.

Quant au Brexitun retour massif des Français vivants au Royaume-Uni pourrait entraîner une très forte tension sur les biens de haute valeur.
Mais en la matière, avant le déclenchement du mécanisme de retrait de l’Union, attend et regarde



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