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« Président des richesses » ? Gabriel Attal a défendu les réformes fiscales 2020 et 2021


Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a défendu mercredi les réformes fiscales mises en place en 2020 et 2021, après la publication d’une étude de l’Insee affirmant qu’elles ont surtout poussé aux plus aisés.

« L’étude regarde les impôts, vous avez 50 % des Français qui n’en payent pas, donc quand vous les baissez, par définition, ça bénéficie à l’autre moitié », at-il déclaré au micro de France Inter, ajoutant qu’il fallait « considérer aussi les transferts et les augmentations d’allocations » ainsi que les « revalorisations de minima sociaux ».

Dans une étude publiée mardi, l’Insee s’intéresse d’une part aux aides pérennes (baisse de l’impôt sur le revenu en 2020, suppression de la taxe d’habitation, revalorisation des minimum vieillesse) et d’autre part aux aides ponctuelles (chèque inflation, chèque énergie).

Prime inflation, impôt sur le revenu… Ces réformes ont surtout profité aux plus aisés

Une hausse qui profite surtout aux plus aisés

Ces mesures ont permis de faire gagner 280 euros en moyenne par an et par personne en 2020 et 40 euros en 2021 aux bénéficiaires, selon l’Institut national de la statistique (Insee), mais « cette hausse profite surtout à la moitié la plus aisée de la population, particulièrement concernée par les principales réformes pérennes mises en œuvre ».

La réforme de l’impôt sur le revenu « a peu d’impact sur la moitié la plus modeste de la population, dont peu de foyers fiscaux sont imposables », ajoute encore l’Insee.

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« Quand on regarde les impôts, ce que fait l’Insee, on est aisé à partir de 2.000 euros par mois en France. C’est sûr qu’on a voulu notamment l’impôt sur le revenu parce qu’on veut favoriser ceux qui travaillent », a ajouté le ministre mercredi.

Il était interrogé sur la reproche souvent fait à Emmanuel Macron d’être le « président des riches ».

Le ministre a défendu la politique du gouvernement en affirmant que l’étude ne prend pas en compte les mesures prises pendant le Covid, qui ont selon lui fourni « majoritairement » aux moins aisés, et en rappelant qu’aujourd’hui les mesures pour lutter contre l’inflation bénéficiaient à tous les Français et surtout aux « plus modestes ».

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