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« Nous assistons à un changement de cycle »


Restrictions de conditions de crédit, hausse des taux, pouvoir d’achat, rénovation énergétique, nouvelles mesures… Cédric Lavaud, président du Fichier Amepi, considère que le logement doit rester un bien de première nécessité et ne pas devenir un produit de luxe.

Quelle analyse faites-vous de l’évolution du marché immobilier ?

Cédric Lavaud, président du fichier Amépi : ” Le marché immobilier est un marché binaire qui répond à une loi très simple, celle de l’offre et de la demande. Il ya eu une période avec énormément de demande et peu d’offre. Avec l’augmentation des taux d’intérêt, le pouvoir d’achat qui diminue, les choses se rééquilibrent et le marché doit s’auto réguler. Il est clair que nous assistons à un changement de cycle. “

« Le logement ne doit pas devenir un produit de luxe »

“Avec l’effet Covid, on parlait de biens de première nécessité. Le marché immobilier est caractérisé par un marché de première nécessité. Nous devons faire très attention dans la régulation de ce marché, par rapport aux mesures mises en place, que cela ne devienne pas un produit de luxesurtout pas.”

Quelles tendances observez-vous ?

“Les cartes sont rebattues. Il y a une évolution sociétale avec l’essor du télétravail. L’environnement rural n’est plus rechigné. Avec une ou deux journée de travail à la maison, il est possible de s’éloigner des grandes métropoles avec cette idée de rapprochement et de retour à la nature. Les équilibres se mettent en place progressivement avec les enfants, la famille, les liens sociaux…Je pense que les grandes gagnantes sont les villes moyennes. Les grandes villes et les grandes métropoles vont devoir se réinventer. Les villes moyennes ont un enjeu énorme avec la loi Climat et le ZAN (Zéro artificialisation nette). Je suis persuadé que les villes moyennes, certaines industrielles, auront davantage de capacités à se construire sur elles-mêmes.”

Comment anticipez-vous 2023, avec les passoires thermiques ?

“Nous sommes tributaires d’un calendrier qui nous a été imposé et je considère qu’il est intenable car nous n’avons pas eu les moyens de mettre en application ce calendrier de manière pérenne et surtout sécurisée pour nos clients. Je parle notamment du DPE (diagnostic de performance énergétique), du calendrier qui va régir la loi Climat et Résilience. Nous allons être directement impactés sur le DPE avec une entrée en application dès 2023 pour les logements classés avec l’étiquette G et qui ne pourraient plus être reloués. Il va falloir que l’on prenne en considération d’une part les bailleurs, d’autre part que l’on guide convenablement nos locataires qui sont dans une situation anxiogène. Il faut également que l’on réussisse à faire entrer en considération la copropriété. Parce qu’il y a des travaux qui vont être de l’ordre de la volonté du bailleur et d’autres de la copropriété. Certes, cela va dans le bon sens mais le problème est que l’on met des objectifs avant d’avoir mis en place des moyens.”

En tant que nouveau membre du Conseil d’administration de la FNAIM, qu’attendez-vous en matière de politique du logement ?

“La FNAIM a cette ambition d’être au cœur des préoccupations du logement dans un seul objectif : c’est la défense de nos clients, des consommateurs. Nous devons faire en sorte de les accompagner dignement.”

Vidéo intégrale de l’interview

Etude Fichier AMEPI

Prestations de service



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