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Médias, streaming, Warner Bros Discovery : art impopulaire


Victoria Abril avait un jour défendu qu’il valait « mieux être à poil dans un chef-d’œuvre qu’habillée dans un navet ». Les actionnaires de Warner Bros Discovery, eux, ont non seulement perdu un bon pan de leur chemise depuis la fusion de l’ex-fille d’AT & T et de la maison mère d’Eurosport (-42 % depuis le 8 avril). Mais ils sont loin d’être certains de détenir un joyau du septième Art avec le producteur des « Batman » et « Game of Thrones ».

Wall Street est même persuadé du contraire. Les trois premiers mois du mariage ont consommé une perte nette inattendue de 3,4 milliards de dollars. L’abaissement de 7 % à 12 % de la fourchette d’objectif d’Ebitda pour cette année, et de 17 % pour celui de l’an prochain a achevé de vider la salle. Le titre a été reperdu en une séance (-16,5 % vendredi) le terrain gagné depuis le 25 juillet en anticipation d’éventuelles bonnes nouvelles après les coupes claires présentées par le patron de Discovery, David Zaslav, à la tête du nouvel ensemble.

Bad boy contre « Batgirl »

L’ex-NBC Universal sait se faire des amis. Il a arrêté le service de streaming CNN + au bout d’un mois et 350 millions de dollars dans des recrutements à prix d’or, et mis à la poubelle le premier « Batgirl ». Il préfère récolter les crédits d’impôts grâce aux pertes aux rejets générés par un budget de 70 à 90 millions plutôt que de le diffuser.

Son pari à long terme est que la qualité finira par payer et que le temps des chèques signés sans réfléchir est révolu. Les gérants peuvent toujours se consoler avec la maxime d’Hitchcock : « meilleur est le méchant, meilleur est le film » !

À noter

Warner Bros Discovery donne la priorité à la génération de cash-flow libre pour réduire son énorme dette nette de 49,1 milliards de dollars, soit 5 fois l’Ebitda. Le directeur général, David Zaslav espère que les 3 milliards de synergies de la fusion lui permettront de ramener ce levier entre 2,5 et 3 fois d’ici deux ans. Mais bien qu’en légère hausse (+4 %) au deuxième trimestre, le cash-flow libre (789 millions) était de 18 % sous les attentes.

Environ 2 milliards de dollars de frais de fusion et de charges de restructuration et 2 autres milliards en amortissements de contenus, soit 4 % de ceux acquis dans le rapprochement, sont en partie responsables de la perte nette trimestrielle de 3,4 milliards. L’activité de streaming (un quart du total) a été multipliée par 2,4 fois en une sa perte brute d’exploitation, à 560 millions.

La fusion des plateformes de streaming HBO Max et Discovery + n’aura lieu que dans un an. L’ensemble pèse moins que les 100 millions d’abonnés imaginés lors de la publication des bans de fiançailles il ya un an, à cause du portefeuille inactif provenant d’AT & T. A fin juin, il compte 92,1 millions de souscripteurs , contre 220,7 millions chez Netflix et 205,6 millions pour Disney+.

David Zaslav promet 1 milliard de dollars d’Ebitda pour l’activité de streaming et de distribution par satellite (HBO, HBO Max et Discovery +) en 2025 sur la base de 130 millions d’abonnés, après un pic de pertes cette année. Le groupe réfléchira également l’an prochain à une version de son service basée sur la publicité, à l’instar de Netflix et Disney+.

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