L’opération Bordeaux Saint-Jean se métamorphose en Canopia


Canopia (ex-Bordeaux Saint-Jean), un projet porté par Apsys et réalisé par Maison Édouard François, affiche de hautes ambitions en matière de développement durable.
© Métrochrome-Maison Édouard François

Les ambitions en matière de développement durable de l’opération Bordeaux Saint-Jean ont largement évolué depuis son lancement en 2015. L’eau à coulé sous les ponts de la Garonne… Aujourd’hui baptisée Canopia, en référence à un habitat riche en biodiversité , cette opération de « haute couture urbaine » selon Maurice Bansayprésident fondateur d’Apsys qui la porte, vise à créer dans un secteur urbain dégradé, un quartier mixte (logements, bureaux, hôtels et services), en anticipant les nouveaux usages en matière de mobilité, modes de vie et de travail et porte des ambitions de développement durable » uniques ».

Hypervégétalisation

Ce projet à la localisation stratégique, entre gare et Garonne, est entièrement conçu par la Maison Edouard François. « Notre vision consiste à connecter la gare à la Garonne avec une architecture qui s’inscrit dans une ville de pierre. De pierre sera le projet », annonce l’architecte Édouard François. Avec une écriture architecturale qui mêle différentes échelles, « une spécificité de la ville bordelaise », le projet se veut à la fois contemporain et respectueux de l’histoire de la ville. La « rue-parc », un axe piéton végétalisé, renforce la gare de Bordeaux et la Garonne en développant des espaces publics variés et généreux. Celle-ci sera prolongée par un parc de 2 ha au niveau des berges du fleuve. L’ensemble crée un îlot de fraîcheur et une « hypervégétalisation » qui s’accompagne d’une grande perméabilité des sols de surcroît. Par ailleurs, le projet prévoit de recomposer des espaces en utilisant le plus possible l’existant, dans l’idée de frugalité. Par exemple, 6 800 m² de façades vont être conservés.

Mixité

L’opération, qui totalise 67 000 m², se caractérise également par une mixité fonctionnelle dans la volonté de répondre à de multiples usages tout au long de la journée. Le programme comprend 6 000 m2 de logements (dont 35 % à caractère social), 9 000 m² d’hôtels ouverts sur le quartier, trois immeubles de bureaux (soit 6 000 m² de bureaux dédiés aussi bien à des grands comptes que des PME- PMI et start-up, mais aussi à l’enseignement). 45 000 m² de commerces et services répartis en quatre pôles : offre de proximité et économie sociale et solidaire (ESS), concepts urbains, vitrines de Bordeaux et de ses territoires, restaurants et loisirs. « L’idée est de n’avoir pas à prendre sa voiture pour se divertir », complète Maurice Bansay.

Ce projet concrétise l’aboutissement d’une démarche partenariale entre Apsys et l’EPA Bordeaux Euratlantique, aménageur de l’Opération d’intérêt national. « Notre volonté est que le projet soit conforme aux priorités de la municipalité en matière d’urbanisme, de neutralité carbone, de réemploi, de perméabilité des sols, d’îlots de fraîcheur et d’ESS », tient à souligner Pierre Hurmic, maire écologiste de la ville. « Je serai très attentif à la qualité du projet jusqu’au bout », complète-t-il. « Cet investissement se fait sur un temps long, et le retour sur investissement se compte sur des dizaines d’années. Les exigences de la mairie fournissent en qualité », soutenez Maurice Bansay.

« Canopia est un projet vertueux d’un quartier mixte, ouvert, végétalisé. Il a été conçu avec toutes les parties prenantes pour contribuer à une ville plus résiliente et plus humaine », assure Maurice Bansay. Et d’affirmer qu’il sera un archétype de ce qu’il faut faire en matière d’aménagement et de fabrique de la ville de demain. Pour Canopia, demain c’est 2026…



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