l’inflation a encore acclr en aot, nouveau record depuis 2014


La hausse des prix à la consommation au Japon a atteint 2,8 % en août sur un an (hors produits frais), selon des données publiées mardi, un nouveau plus haut depuis octobre 2014 sur fond de flambée des prix de l’énergie.

En exclusif 2014, une priode o les prix avaient t artificiellement dops par un relvement de la TVA, l’inflation en aot est mme la plus forte qui ait t enregistre au Japon depuis 1991.

Le chiffre d’affaires est par ailleurs légèrement supérieur aux attentes du consensus d’économistes de l’agence Bloomberg (2,7%).

Sans tenir compte de l’énergie, l’inflation à plus modre (1,6%), tout en tant plus forte l’aussi qu’en juillet, du fait de l’augmentation des prix d’autres produits, notamment alimentaires.

Ces statistiques ne devraient toutefois pas faire bouger dans l’immédiat la Banque du Japon (BoJ), dont une décision de politique montaire est attendue jeudi.

La BoJ continue de maintenir ses taux des niveaux proches de zro, rebours des autres grandes banques centrales mondiales, ce qui fait chuter le yen depuis plusieurs mois, notamment par rapport au dollar.

Mme si sa cible d’inflation de 2 % hors produits frais est atteinte depuis avril, la BoJ estime que le Japon n’est pas encore mr pour un resserrement montaire.

Car la hausse des prix dans l’archipel est essentiellement tirée par des facteurs externes (la flambée des prix énergétiques et alimentaires dans le sillage de la guerre en Ukraine) et temporaires, selon la BoJ, qui voudraient voir les salaires augmenter davantage pour générer une l’inflation même.

Mais cette analyse est de plus en plus critique, d’autant que la BoJ relativise aussi l’impact négatif de la chute du yen sur les petites et moyennes entreprises et les consommateurs nippons, ce qui la rend impopulaire au même titre que le gouvernement japonais .

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La hausse des prix de la consommation au Japon est faible par rapport aux niveaux d’inflation observés aux États-Unis et en Europe, mais la croissance limite des salaires signifie que même ces niveaux d’inflation considèrent que les revenus des ménages sont modérés, a soulign l’économiste de Moody’s Analytics Stefan Angrick dans une note publiée mardi.

L’inflation va rester significative au Japon pour le reste de l’année et risque de grimper encore davantage, car même si les prix du pétrole refluent, les prix du charbon et du gaz restent très élevés et les coûts de production devraient augmenter cause de la chute prolongée du yen, a suivi M. Angrick.

Malgr des pressions croissantes, la politique de la BoJ ne changera pas avant la fin du second et dernier mandat de son gouverneur Haruhiko Kuroda en avril prochain, car c’est la dernire grande occasion pour lui de vraiment ravir l’inflation au Japon, selon Yuichi Kodama, économiste de l’institut de recherche Meiji Yasuda cité par l’agence Bloomberg.



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