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les tarifs bancaires pour les professionnels, un vrai casse-tte !


Dans le cadre de notre première édition des Trophées de la banque 2023 ddie aux tarifs des professionnels, nous avons décortiqué les plaquettes des principales banques nationales et banques en ligne. Et, pour ne rien vous cacher, il n’est pas passé une partie de plaisir… Manque de transparence, multiplicité des prestations, tarifs levs : les pros paient le prix fort et ne sont pas bien lotis pour comparer les offres.

Si comparer des tarifs bancaires peut déjà s’avérer fastidieux pour les particuliers, entre les prestations la carte, les offres groupes de services et les nombreuses pages des plaquettes, la tche est encore plus ardue pour les professionnels. En effet, ces derniers ne sont pas concernés par les différentes réglementations visant plus de transparence sur le sujet (extrait standard des tarifs et document d’information tarifaire, par exemple). En résultat des plaquettes aux lignes non uniformisées, avec des titres qui diffèrent selon les établissements et des prestations allongées.

C’est dans le mais de faciliter ce travail de comparaison que nous publions notre première édition des Trophées de la banque Tarifs pro, sur la base d’un comparatif de 20 banques (6 nationales et 14 banques en ligne/fintechs), sur 6 profils de professionnels (voir la méthodologie et les résultats des Trophées de la Banque). Un travail fastidieux (nous avons souvent passé 10 fois plus de temps sur la plaquette pro d’une banque que sur la plaquette particuliers que nous traitons d’habitude) d’o mergent plusieurs constats concernant les tarifs applicables à la clientèle professionnelle.

Un défaut de transparence

Premier enseignement : les tarifs pour les professionnels préférer d’un gros manque de transparence au sein des banques nationales, sur des lignes mais cls dans le cadre d’une comparaison. Ainsi, il n’est pas possible de connaître précisément le montant des frais de tenue de compte chez BNP Paribas, qui donne une fourchette allant de 57,50 210euros par trimestre. De plus, aucune indication n’est donnée sur ce qui fait varier la hausse ou la baisse de ces frais de gestion. LCL, qui indique aussi une fourchette de prix, précise toutefois que le tarif dépend de la complexité de l’arrêt de compte. Chez la Société Générale, seul un minimum de 26euros par mois est mentionné. En cas d’une tarification de la carte, connaître ces frais de gestion est pourtant indispensable, au même titre que la cotisation de la carte bancaire par exemple.

Mais si une estimation grossière est toujours possible avec des fourchettes ou des minimums, les banques sont encore plus taiseuses sur leurs offres groupes de services, leurs solutions d’encaissement et leurs solutions de financements. Des éléments pourtant importants dans la vie d’une entreprise. En face de ces lignes, on retrouve bien souvent les mentions contactez votre chargé d’affaires, sur devis ou sur tude personnalise. Une tarification à la tte du client, qui dépendra alors de son chiffre d’affaires, du type d’entreprise, et sûrement de la négociation. Des pratiques qui, de fait, rendent difficile la comparaison pour le professionnel qui conserverait changer d’établissement.

Changeur de banque : un enfer pour les professionnels ?

A titre d’exemple, LCL et le CIC donnent un tarif partir de pour leurs forfaits, sans prciser le mode de calcul ou les critères pris en compte. BNP Paribas indique aussi un prix minimal hors options pour son offre Esprit Libre Pro, qui varie cette fois selon le chiffre d’affaires, mais sans plus de précisions. Certaines enseignes incidentes tout de même de jouer le jeu de la transparence s’agissant de leurs offres groupes de services, l’image de la Société Générale, HSBC, ou encore de La Banque Postale, dont le prix et le contenu des formules sont bien détails dans leurs plaquettes.

Aucun bon lve nanmoins chez les banques physiques concernant leurs solutions d’encaissement, et plus particulièrement la fourniture d’un terminal de paiement pour recevoir des règlements par carte. Les établissements indiquent bien proposer des solutions adaptées à leurs clients, mais sans donner de tarif. On est systématiquement invité à contacter un conseiller. A l’inverse, les banques en ligne, lorsqu’elles proposent un TPE, communiquent sur son prix d’achat et la commission appliquée sur les transactions. Les clients Hello bank pro peuvent ainsi acheter un appareil pour 39euros hors taxes, et se voir prelever 1,60% chaque paiement. Chez Shine, le TPE coûte 19euros HT et la commission est de 1,49%.

Une multiplicité de lignes tarifaires

Force est de constater que les professionnels se voient souvent facturer davantage de services, sans que cela soit parfois expliqué. Citons par exemple la commission d’actualisation du fichier client, dont la dénomination varie selon chaque établissement. Frais de suivi de dossier administratif et juridique LBP, actualisation du dossier administratif et juridique au CIC, commission d’ouverture et d’actualisation de dossier administratif la Société Générale, cette ligne servirait à couvrir les frais que la banque engage pour mettre jour le dossier administratif d’un client chaque anne. Facture au minimum 200euros au CIC, de 150 250euros la Société Générale, 90euros la BNP Paribas et 60euros La Banque Postale, cette commission peut peser lourd dans le budget d’un entrepreneur, sans, en plus, tre justifier si la situation du client n ‘a pas changé, ou qu’une seule petite modification informatique est effectuée.

Professionnels : les offres en ligne les moins chères verser limiteur vos frais bancaires

Les découvertes sont particulièrement touchées par ce phénomène de surfacturation dans les banques traditionnelles. Rappelons tout d’abord qu’un professionnel paie une commission de mouvement sur ses opérations au débit, peu importe que son solde soit négatif ou non. Comme les particuliers, s’il est découvert (autoris ou non), il paiera des intérêts débiteurs, un taux qui n’est jamais communiqué par les banques physiques. Mais celles-ci ne s’arrêtent pas l, et préviennent toutes en plus une commission sur le plus fort découvert, autour de 0,08% par mois. D’autres ajoutent parfois d’autres frais : HSBC facture en plus une commission d’immobilisation (2,50 % minimum), une commission de dépassement (0,70 % minimum), et impose un minimum forfaitaire d’utilisation (5 euros par mois ou 20euros par trimestre). La Banque Postale prlve, elle, une commission de non-utilisation, sans communiquer sur son montant. LCL applique aussi une commission de confirmation ou d’engagement. Des lignes souvent sans explication sur les plaquettes, dont il est difficile de comprendre le travail qu’elles sont sens rmunrer. Dès lors, au titre d’un découvert, un professionnel peut se voir fabricant, en plus de ses intérêts, jusqu’à quatre commissions différentes. Ceci sans prendre en compte les ventuels frais annuels de renouvellement du découvert, par exemple recensés au LCL.

Compte pro en ligne : quelles offres ? Notre comparatif

Des tarifs levs

Malgr l’opacité et l’absence de lisibilité de certaines plaquettes, une réalité s’impose : chez les banques traditionnelles, les tarifs sont en général bien plus chers que pour les particuliers, et ce pour les mêmes services. Par exemple, quand les frais de tenue de compte ne psent en moyenne pas plus de 27euros par an pour un particulier, la note grimpe pour un professionnel : au minimum 408euros par an au CIC, 312euros la Société Générale, et même jusqu’à 856euros chez LCL… Une vente complémentaire pour un entrepreneur individuel ou une petite entreprise avec un faible chiffre d’affaires. De plus, d’autres frais lis la gestion du compte viennent s’ajouter, comme la commission de mouvement, un pourcentage prélevé sur les opérations au débit, et ce que soit la vente du compte ! A chaque paiement de charge (loyer, salaire, assurance, facture…), une commission variant de 0,06% 0,30% par mois est ponctionnée, selon notre panel de banques physiques. Certaines s’appliquent même un forfait minimum : 5euros par mois La Banque Postale, 8euros par mois la Société Générale ou bien 15euros par mois au LCL.

La clientèle professionnelle paie également l’abonnement aux services de banque distance, c’est–dire les accès en ligne ou sur l’application pour grer leur compte, ce qui n’est pas le cas des particuliers. Pour une gestion courante (virements, commande de chquiers, relevés, dition de RIB…), il faut payer 5,90euros par mois LBP ou 4,10euros par mois au LCL. BNP Paribas et HSBC font varier le tarif mensuel selon le chiffre d’affaires : respectivement 13,90 et 13euros en-dessous de 750000euros par an, et 24euros et 26,50euros au-del. A noter qu’HSBC offre ce service aux entrepreneurs particuliers. Par ailleurs, la facture peut encore grimper selon les options choisies par le pro : s’il souhaite pouvoir effectuer des ordres de bourse chez LCL par exemple, il devra débourser 2 euros de plus par mois.

Les banques en ligne et fintechs spécialisées dans les comptes professionnels sont mieux-disantes que leurs concurrentes sur ces points. En effet, elles commercialisent des forfaits avec un tarif mensuel fixe qui comprend la gestion du compte à distance, les frais de tenue de compte, au moins une carte de paiement et les opérations courantes. La grande majorité ne fabrique d’ailleurs pas de commission de mouvement. En revanche, elles ne donnent souvent pas accès à tous les services d’une banque traditionnelle (dpt de chèques et/ou d’espès, découverte…), et si elles le font, les tarifs peuvent être prohibitifs. Qonto facture par exemple 2euros l’encaissement d’un chèque (selon l’offre choisie, jusqu’à 15 dpts gratuits sont inclus chaque mois). manager.one prlve 20euros partir du sixime chque encaiss dans l’anne; Monabanq 1,50euro à partir du 19me par trimestre. Il faut donc bien identifier ses besoins avant d’opter pour un compte pro dans une banque en ligne, qui peut se révéler coûteux pour une entreprise qui déposerait beaucoup de chèques et d’espèces. A noter également que la plupart ne permettent pas de disposer d’un découvert.

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