Les sous-traitants automobiles reçoivent 45 millions d’euros pour se diversifier


Le ministère de l’Economie a annoncé vendredi avoir attribué 45 millions d’euros d’aides publiques aux sous-traitants automobiles pour les aider à se tourner vers les véhicules électriques ou d’autres domaines comme l’aéronautique ou le médical.

Les projets industriels soutenus totalisent 181millions d’euros d’investissements productifs alors que de nombreux équipements sont en difficulté ou ont déjà déposé le bilan, notamment dans la filire des fonderies.

Les projets de 34 PME, 12 ETI et 10 grandes entreprises ont été retenus, comme ceux de Walor Laval (Mayenne) et au Chambon Feugerolles (Loire), qui va tourner ses capacités d’usinage et de forgeage vers la voiture électrique, a indiqué le ministre dans un communiqué.

L’Auvergne-Rhône-Alpes est la région la plus représentée avec 31% des aides et 19 projets soutenus dont plus de la moiti situés dans la Vallée de l’Arve, o se concentrent plusieurs entreprises de décolletage et d’emboutissage, et o le ministre de l’Economie a annoncé ces aides vendredi.

L’entreprise Kongsberg, qui fabrique des boîtes de vitesses, va par exemple investir dans des machines pour se diversifier sur le marché des freins pour bus et camions.

Kartesis, qui réalise des pices métalliques et plastiques pour l’automobile, va développer une gamme d’engrenages et arbres pour moteurs électriques.

Parmi les grandes entreprises sélectionnées figure également le fournisseur de textiles SAGE bas Laroque d’Olmes (Arige), qui va développer des gotextiles base de matières naturelles pour le génie civil, et des équipements de protection sanitaire en textile recyclable.

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Dans le cadre du plan France 2030, le gouvernement avait annoncé fin 2021 une enveloppe de 400millions d’euros pour soutenir la diversification de ses sous-traitants, dont certains sont en grande difficulté.

La filire automobile fait aujourd’hui face aux défis majeurs. Fragilis par les conséquences de la crise de la Covid-19 et de la hausse des prix de l’énergie, le secteur doit adapter son appareil industriel pour anticiper la fin des ventes de véhicules thermiques ds 2035, a expliqué le ministre.

L’électrification de l’industrie automobile pourrait entraîner la suppression de 52.000 postes en France, notamment dans les usines qui sous-traitent la forge, la fonderie et l’emboutissage, selon une projection horizon 2030 de la Plateforme automobile (PFA).



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