Le Costa Rica a réalisé des progrès socio-économiques majeurs, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour réduire les inégalités et la pauvreté


18/10/2017 – Le Costa Rica affiche des niveaux de satisfaction relativement élevés, mais devrait faire davantage pour développer une économie plus inclusive et durable, selon un nouveau rapport de l’OCDE.

La Examen de l’OCDE des politiques sociales et du marché du travail : Costa Rica dit que le pays devrait intensifier ses efforts pour réduire la pauvreté, les inégalités de revenus et promouvoir une meilleure participation aux activités formelles des groupes démographiques clés tels que les femmes, les jeunes et les migrants.

“Une part relativement élevée d’emplois dans le secteur informel – estimée à près d’un tiers de l’emploi total – et un grand nombre de travailleurs mal équipés pour de nouvelles opportunités d’emploi ont entravé la transition vers des emplois plus productifs, mieux rémunérés et de meilleure qualité”, a déclaré Stefano Scarpetta. , directeur de l’Emploi, du Travail et des Affaires sociales, présentant la Revue à San José.

« Plus de la moitié de la population adulte n’a atteint qu’un niveau inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire, de sorte que pour de nombreux Costariciens, l’acquisition de nouvelles compétences sera nécessaire pour tirer parti des nouvelles opportunités d’emploi », a déclaré M. Scarpetta. Des investissements supplémentaires dans les politiques actives du marché du travail et un meilleur ciblage des programmes aideront les travailleurs défavorisés à se rapprocher du marché du travail.

Pour accroître les opportunités d’emploi pour les femmes et améliorer l’accès aux emplois formels, l’offre de services de garde d’enfants financés par l’État devrait être élargie. À 36,5 %, les impôts sur l’utilisation de la main-d’œuvre (ou les cotisations de sécurité sociale) sont actuellement supérieurs à la moyenne de l’OCDE et des efforts devraient être faits pour les réduire. Les efforts visant à mieux faire respecter les salaires minima et à améliorer la qualité des emplois devraient être encore intensifiés; notamment en renforçant le rôle de l’inspection du travail et en veillant à ce que les sanctions soient suffisamment sévères pour agir comme un puissant moyen de dissuasion contre les violations de la réglementation du travail.

Les réformes du marché du travail doivent aller de pair avec des politiques de lutte contre la pauvreté mieux conçues. Les impôts et les transferts n’ont pas été en mesure de compenser les disparités croissantes et doivent donc être rendus plus efficaces. À un peu plus de 15 % du PIB, les dépenses sociales publiques sont considérablement inférieures à la moyenne de l’OCDE de 21 %.

Parmi ses recommandations, l’OCDE indique que le Costa Rica devrait :

  • Simplifier et réduire davantage le nombre de taux de salaire minimum tout en tenant compte de leur niveau et des éventuels effets dissuasifs à l’embauche formelle.

  • Réactiver les propositions visant à introduire un Conseil social et économique pour promouvoir le dialogue et les consultations du gouvernement avec les employeurs et les syndicats ainsi que pour renforcer la confiance entre les partenaires sociaux.

  • Établir un guichet unique ou mieux coordonner les programmes sociaux afin d’éviter la dispersion de ressources limitées et d’aider les groupes vulnérables à naviguer dans le système et à rechercher des services d’emploi.

  • Accroître la capacité du système fiscal à réduire les inégalités de revenus en transférant progressivement une partie du financement des soins de santé et des programmes sélectifs/de lutte contre la pauvreté des cotisations de sécurité sociale vers les impôts généraux (par exemple la TVA et l’impôt sur le revenu des personnes physiques).

  • Améliorer encore les résultats de l’emploi pour les femmes en mettant particulièrement l’accent sur l’aide aux femmes du secteur informel pour qu’elles trouvent des emplois dans l’économie régulière et sur la satisfaction des besoins des migrants.

Note aux rédacteurs : le 8 juillet 2015, les 34 Membres de l’OCDE ont adopté la Feuille de route pour l’adhésion du Costa Rica à la Convention de l’OCDE définissant les modalités, les conditions et le processus d’adhésion. Cela fait suite à la décision prise par le Conseil de l’OCDE le 9 avril 2015 d’ouvrir des discussions d’adhésion avec le Costa Rica.

La “Examen de l’OCDE des politiques sociales et du marché du travail : Costa Rica» fait partie d’un examen plus large des politiques dans le cadre du processus d’adhésion du Costa Rica à l’OCDE.

Le rapport est disponible sur www.oecd.org/els/oecd-reviews-of-labour-market-and-social-policies-costa-rica-9789264282773-en.htm

Pour plus d’informations ou de commentaires, les journalistes sont invités à contacter la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE : Stefano Scarpetta (tél. + 33 1 45 24 80 85) et Shruti Singh (tél. + 33 1 45 24 19 48).

Travaillant avec plus de 100 pays, l’OCDE est un forum politique mondial qui promeut des politiques visant à améliorer le bien-être économique et social des populations du monde entier.

Pour plus d’informations sur le processus d’adhésion du Costa Rica, rendez-vous sur : http://www.oecd.org/newsroom/oecd-establishes-roadmap-for-membership-with-costa-rica.htm

Travaillant avec plus de 100 pays, l’OCDE est un forum politique mondial qui promeut des politiques visant à améliorer le bien-être économique et social des populations du monde entier.

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