La qualité des relations du travail est essentielle pour réduire les inégalités et relever les défis d’un monde du travail en pleine mutation – OCDE & OIT


18/05/2018 – La mondialisation et l’innovation technologique galopante sont à l’origine d’une croissance économique sans précédent, mais qui n’a pas profité à tout le monde. Syndicats, employeurs et pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer pour rendre la croissance plus inclusive et aider les travailleurs et les entreprises à relever les défis d’un monde du travail en pleine mutation. Selon un nouveau rapport publié par l’OCDE et l’OIT, des relations du travail harmonieuses permettent de réduire les inégalités en matière d’emploi et de salaires, et de mieux partager la richesse.

Ce rapport, intitulé « Instaurer la confiance dans un monde du travail en mutation », montre que les effectifs des syndicats baissent dans la plupart des pays, alors qu’une partie importante de la main-d’œuvre de plusieurs pays émergents travaille encore dans l’économie informelle. La part de salariés dont les conditions de travail et le salaire sont régies par une convention collective varie selon les secteurs d’activité et les pays, de moins de 10 % en Turquie à plus de 90 % en Suède. On constate également une forte contraction du taux de couverture des conventions collectives dans de nombreux pays depuis plusieurs décennies, même s’il a augmenté dans certains pays grâce aux réformes clés engagées.

« La croissance inclusive passe par la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité. À l’heure où la précarité règne, où les salaires stagnent et où la révolution numérique soulève de nouvelles difficultés, il est plus important que jamais de préserver des relations du travail constructives », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría , lorsqu’il a présenté le rapport en compagnie de la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, de la ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, du Secrétaire général de la CSI, Sharan Burrow, et du Directeur général adjoint pour les opérations de terrain et les partenariats de l’OIT, Moussa Oumarou.

Préparé dans le cadre du Pacte mondial pour le travail décent et la croissance inclusive (le « Pacte mondial »), lancé en 2016 par le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, ce rapport est le fruit d’une collaboration entre l’OCDE et l’OIT. Le Pacte mondial est un partenariat multipartite dont l’objectif est de favoriser le dialogue social afin de favoriser la création d’emplois de meilleure qualité, des conditions de travail plus justes et une meilleure répartition des bienfaits de la mondialisation, en contribuant ainsi à la réalisation des Objectifs de développement durable. Il regroupe environ 90 partenaires, qui représentent des gouvernements, des entreprises, des organisations patronales, des syndicats et d’autres organes ayant la volonté de s’engager en faveur d’un dialogue plus efficace et de négocier des accords.

« Nous sommes convaincus que le Pacte mondial peut encourager et améliorer le dialogue social, ce qui nous permettra d’offrir à tous les travailleurs la possibilité d’être entendus, d’être protégés, de bénéficier de conditions de travail justes et d’instaurer des relations de confiance avec leurs employeurs », a déclaré M. Gurría.

« Le nouveau rapport montre qu’un dialogue social renforcé peut favoriser une croissance économique et des marchés du travail plus inclusifs, de meilleurs résultats socioéconomiques et un plus grand bien-être pour les travailleurs, une amélioration des performances des entreprises, et restaurer la confiance dans les gouvernements», a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

Selon le rapport, 2 milliards de travailleurs dans le monde environ – soit plus de la moitié de la main-d’œuvre mondiale – occupant des emplois informels ou précaires, au sens où ils n’ont pas signé de contrat ou ne bénéficient pas de couverture sociale. Chaque année, on recense 2,78 millions de décès liés au travail et 374 millions de maladies et d’accidents professionnels.

Le rapport met en lumière le rôle crucial que les syndicats et employeurs peuvent jouer dans la définition du monde du travail de demain, en décident ensemble des technologies à adopter et de la façon de les mettre en œuvre, en gérant principal dans la main la transition pour les travailleurs ayant perdu leur emploi, en définissant les compétences qui seront nécessaires à l’avenir, et en travaillant de concert à l’élaboration de programmes de formation. Il montre également qu’il ressort des directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales que les entreprises qui obtiennent une note sociale (qui rendent compte de la capacité d’une entreprise à recueillir la confiance auprès de ses salariés, de ses clients et des membres de la collectivité, et à les fidéliser) plus hauts affichent également de meilleurs résultats financiers.

Le rapport analyse les engagements pris par les partenaires du Pacte mondial et présente, à titre d’exemple, plusieurs initiatives prises dans différents pays et secteurs d’activité en vue d’améliorer les relations du travail. De plus des exemples d’informations sur le Pacte mondial sont disponibles à l’adresse suivante : www.theglobaldeal.com

Télécharger le rapport

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