La Lituanie doit se décliner démographiquement et améliorer la qualité des emplois


01/03/2018 – Le PIB, les salaires et les chiffres de l’emploi étant revenus aux niveaux antérieurs à la crise financière mondiale en Lituanie, preuve du net rétablissement de l’économie, l’OCDE considère dans un nouveau rapport que le pays devrait désormais donner la priorité aux problèmes causés par la chute démographique ainsi qu’à l’amélioration de l’inclusivité du marché du travail.

Dans son étude du marché du travail et des politiques sociales de la Lituanie (Examen de l’OCDE des politiques du marché du travail et des politiques sociales : Lituanie), l’OCDE relève que, depuis le début des années 2000, la population a décroît de plus de 1 % par un sous l’effet des départs à l’étranger motivé par la quête d’un emploi de qualité mieux rémunéré. D’après les dépensés, la population en âge de travailler de diminuera d’environ 9 % entre 2015 et 2020, puis de 20 % supplémentaires au cours des années 2020. Le taux de dépendance économique des personnes âgées devrait ainsi grimper à 46 personnes âgées pour cent résidents en âge de travailler en 2030, alors qu’il était de 28 en 2015. Cela représente une augmentation bien supérieure à celle attendue dans la plupart des autres pays de l’OCDE.

Le rattrapage des salaires par rapport au reste de l’Europe est trop lent pour laisser entrevoir une diminution prochaine de l’émigration. De même, les inégalités de revenus sont très élevées et la situation des ménages les plus modestes ne s’est peut-être pas améliorée au cours des dernières années.

« Une meilleure distribution des fruits de la croissance économique supposait qu’aux inégalités se révèlent sur le marché du travail ainsi qu’aux grandes révélées qui existent entre les régions en matière d’emploi et d’éducation », a déclaré Stefano Scarpetta, qui dirige la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l’OCDE, à l’occasion de la présentation officielle du rapport à Vilnius, en présence du Ministre lituanien de la Sécurité sociale et du Travail, Linas Kukuraitis. « Compte tenu de l’ampleur persistante de l’emploi informel et des bas salaires, il s’élargit également d’agir pour améliorer la qualité des emplois. La partie des travailleurs informels qui ne disposent d’aucune couverture sociale ou qui ne sont pas protégés par la législation du travail est plus élevée que dans tous les autres pays de l’UE, à l’exception de la Lettonie. »

Les récentes réformes du Code du travail, du système d’assurance-chômage, des politiques de l’emploi, du dispositif de revenu minimum et du régime de retraite public ont réduit l’attrait de l’emploi informel tout en renforçant la sécurité des revenus. Les ressources attribuées au marché du travail et aux politiques sociales restent limitées.

La relance des dépenses sociales et le financement des programmes actifs du marché du travail par une augmentation des recettes fiscales. Modifier la structure fiscale de manière à accentuer la progressivité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pouvant rendre le système plus équitable ; un autre moyen serait d’augmenter les impôts sur le patrimoine et les plus-values ​​ainsi que les taxes environnementales.

Il faut redoubler d’efforts pour inciter les retours de l’étranger. Moins de 40 % des Lituaniens partis en 2010 ont depuis fait le chemin inverse, et la probabilité d’un retour est encore plus faible pour ceux qui sont partis plus tard. Plus des deux tiers des revenus des personnes ne travaillent pas, un nouveau départ étant dès lors encore plus probable. Le programme Lituanie globale, qui vise à maintenir un privilège entre l’État et la diaspora, manque actuellement de financements et de moyens, en particulier pour accompagner les travailleurs de retour dans le pays. Il faudrait également faire davantage pour offrir des perspectives d’emploi aux Lituaniens insatisfaits de leur situation professionnelle à l’étranger.

L’OCDE recommande en outre à la Lituanie :

  • de suivre l’évolution de la qualité de l’emploi consécutivement à l’adoption du nouveau code du travail ainsi que l’incidence de la création des comités d’entreprise sur les syndicats, et de prendre des mesures correctives si nécessaire ;
  • de provoquer les politiques visant à faire reculer l’économie informelle ainsi qu’à améliorer la santé au travail, et de durcir les sanctions à l’encontre des employeurs en infraction ;
  • d’augmenter le soutien fourni aux demandeurs d’emploi en mobilisant d’importants moyens dans le service public de l’emploi et en augmentant la participation aux programmes de formation, en particulier à l’intention des travailleurs âgés ;
  • d’améliorer la protection sociale en prolongeant la durée maximale de l’indemnisation chômage, en continuant d’augmenter le montant des prestations d’assistance sociale en espèces et en revoyant à la hausse les subventions fiscales en faveur du système de retraite publique de manière à circonscrire la montée de la pauvreté chez les personnes âgées.

Pour en savoir plus, les journalistes sont invités à contacter Stefano Scarpetta (tél. + 33 1 45 24 80 85) et Ann Vourc’h (tél. + 33 1 45 24 17 27) de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE.

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui œuvre à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des citoyens dans le monde entier.

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