La détermination de la Fed assomme la Bourse de Paris


La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

La salle de contrôle d’Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (AFP/Archives/ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,87% jeudi, encaissant difficilement la détermination de la banque centrale américaine à relever son principal taux directeur fortement et plus durablement qu’attendu.

L’indice vedette CAC 40 a reculé de 112,83 points à 5.918,50 points, au lendemain d’une tentative de rebond (+0,87%).

La cote parisienne a ouvert en nette baisse avant de remonter au fil de la journée. Mais le réveil des marchés américains l’a fait replonger. En dix jours, elle est passée de plus de 6.300 points à un niveau qui la rapproche de son plancher de l’année (5.795 points le 5 juillet).

La Réserve fédérale a relevé mercredi son principal taux de 0,75 point de pourcentage, pour le porter à une fourchette allant de 3% à 3,25%. Ils étaient juste au-dessus de 0% en début d’année.

Surtout, le message porté par le président de l’institution Jerome Powell a été que les taux allaient monter “plus haut” et y rester “plus longtemps” que les anticipations des marchés jusqu’à présent, relève Benjamin Melman, directeur de l’investissement d’Edmond de Rothschild AM.

Certains investisseurs “envisageaient encore des baisses de taux au cours de l’année 2023” alors que les prévisions des membres de la Fed visent désormais un taux autour de 4,5% pour la fin de l’année actuelle et pour 2023, appuie-t-il.

Sur le marché de la dette, le taux d’intérêt de la France pour l’emprunt 10 ans est monté à un nouveau plus haut depuis 2014, s’établissant à 2,52% après avoir touché 2,55% un peu plus tôt.

Le secteur bancaire était emballé par le contexte de remontées des taux: en haut du CAC 40, Société Générale a progressé de 1,60% à 23,51 euros, BNP Paribas de 0,53% à 48,22 euros et Crédit Agricole n’a cédé que 0,32% à 9,16 euros.

Toutes les entreprises dans le secteur de l’immobilier ont souffert jeudi, à l’instar du géant des centres commerciaux Unibail-Rodamnco Westfield, qui a chuté de 5,98% à 45,82 euros, pire baisse du CAC 40.

Parmi les autres secteurs qui souffrent traditionnellement de ce contexte, la technologie (STMicroelectronics -5,96% à 34,66 euros; Teleperformance -5,11% à 262 euros), le luxe (Hermès -4,92% à 1.208 euros; LVMH -2,91% à 624,90 euros), ou encore des entreprises assez endettées, comme Alstom (-5,27% à 17,88 euros).

Le groupe de télévision et de radio M6 (+6,37% à 13,35 euros) fait de nouveau l’objet d’un “test de marché” par son propriétaire RTL Group, filiale de l’Allemand Bertelsmann, après l’échec de sa fusion avec TF1 (+1,66% à 6,44 euros) pour des raisons de concurrence, a appris l’AFP jeudi.

Par ailleurs, Canal + (propriété de Vivendi +0,14% à 8,39 euros), n’est pas obligé de diffuser à nouveau les chaînes de TF1 sur son offre satellite selon une ordonnance du tribunal de commerce de Paris dont l’AFP a eu connaissance jeudi.

© 2022 AFP

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