La Bourse de Paris finit en nette hausse, soutenue par les banques


La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

La salle de contrôle d’Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (AFP/Eric PIERMONT)

La Bourse de Paris a fini en nette hausse vendredi, soutenue par le secteur bancaire qui profite du relèvement de taux décidé la veille par la Banque centrale européenne (BCE).

Après un début de semaine morose, la cote parisienne a gagné 1,41% à 6.212,33 points et signé une progression hebdomadaire de 0,73%.

La séance a été marquée par “une thématique de rebond technique après quelques journées de faiblesses et de doutes” mais “dans un contexte de volume d’échanges très atone”, dépeint Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale pour Oddo, interrogé par l’AFP.

“Il n’y pas eu de grosses surprises en ce qui concerne la remontée des taux” de la BCE, qui a mis fin jeudi aux interrogations en relevant ses taux directeurs de 75 points de base, une ampleur inédite pour lutter contre l’inflation quitte à prendre le risque de plonger la zone euro en récession.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale relève progressivement ses taux depuis le mois de mars pour ralentir la demande, et ainsi desserrer la pression sur les prix. Vendredi, l’un des gouverneurs de la banque centrale américaine (Fed) Christopher Waller a dit anticiper des relèvements des taux directeurs au moins jusqu’au début de 2023.

“Les marchés sont à la croisée des chemins. Il y beaucoup d’attentisme” en vue des résultats du troisième trimestre qui apporteront des informations sur l’état de santé des entreprises, et en vue de nouvelles données économiques dans un contexte de crise énergétique et de forte inflation, ajoute l’expert.

Ils attendent également l’indicateur des prix à la consommation (CPI) pour août aux États-Unis qui sera publié mardi pour savoir si le reflux de l’inflation en juillet se confirme et si la spirale inflationniste est maîtrisée.

À bien des égards, la situation est encore incertaine sur l’évolution de la guerre en Ukraine et de l’impact du durcissement des conditions monétaires sur la croissance.

“L’environnement macroéconomique s’est détérioré, avec des tensions géopolitiques, des perturbations de l’approvisionnement, une flambée des prix de l’énergie et le resserrement des politiques monétaires des banques centrales. Autant de facteurs qui ont réduit les perspectives mondiales (…)”, souligne Alain Guélennoc, président du directoire de Federal Finance Gestion.

Les banques soutenues par la hausse des taux

Déjà en haut de l’affiche jeudi, les valeurs bancaires ont encore profité de la décision de la BCE de porter le taux sur les dépôts bancaires à la BCE, à 0,75%.

Société Générale a pris 2,88% à 23,74 euros, BNP Paribas 2,61% à 48,68 euros, et Crédit Agricole 2,31% à 9,43 euros.

© 2022 AFP

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