La Bourse de Paris clôture en hausse après le PIB américain


(Photo : 123RF)

Paris — La Bourse de Paris a accéléré de 1,30 % jeudi au cours d’une séance dense en résultats d’entreprises qui a pris note de la contraction du PIB américain au deuxième trimestre, risque que les investisseurs espèrent un assouplissement de la politique monétaire de la Fed.

L’indice CAC 40 a gagné 81,27 points à 6 339,21 points, en hausse pour la deuxième séance consécutive au milieu d’une salve de résultats d’entreprise.

Après l’annonce de la hausse des taux directeurs de la Fed de 75 points de base la veille, celle de la contraction du PIB américain a mis au défi les marchés d’interpréter cette information.

« Les marchés semblent rassurés par les propositions du patron de la Fed et les résultats d’entreprises globalement moins mauvais que ce qui était craint », observe Vincent Manuel, directeur des investissements chez Indosuez Wealth Management.

« La Fed est en capacité, aux yeux des marchés, de décider de suspendre la hausse de son taux directeur » si les indicateurs sur la santé de l’économie se dégradent, ajoute-t-il.

Le directeur de la Fed Jerome Powell avait assuré mercredi que l’économie américaine n’était pas en recul et qu’il voulait l’éviter, tout en reconnaissant un ralentissement.

Le groupe hôtelier Accor a dégagé un bénéfice net de 32 millions d’euros sur les six premiers mois de 2022, et retrouvé au deuxième trimestre un chiffre d’affaires qui « dépasse pour la première fois ses niveaux d’avant-crise », à -il annonce jeudi.

Le titre a toutefois chuté de 11,67 % (à 25,35 € l’action) alors que les investisseurs semblent s’être concentrés sur le chiffre d’affaires à périmètre et les charges constantes, en recul de 10 % par rapport à l’avant-crise sanitaire.

Le groupe automobile Stellantis a enregistré une marge record et un bénéfice net de 8 G€ au premier semestre, en continuant à augmenter ses prix sur un marché au ralenti.

Les marchés ont ces résultats et le cours grimpé de 4,89% à 13,56 €.

Les fragilités de la chaîne mondiale de fournisseurs après la pandémie de COVID-19 ralentissent la montée en cadence prévue par Airbus pour répondre à la croissance attendue du trafic aérien international, entraînant l’avionneur à revoir à la baisse le nombre d’appareils qu’ il livrera cette année. Le titre a perdu 2,94%, à 103,04 € l’action.

Cadres débarqués, mesures correctrices, nouveaux administrateurs : secoué depuis janvier par un scandale mettant en cause ses pratiques, le groupe de maisons de retraite Orpea a tenté de convaincre ses actionnaires qu’il avait tiré les leçons de cette crise.

Le titre a grappillé 3,06% à 24,23 € l’action, un résultat très loin de compenser ses 72,50% de perte depuis le premier janvier.





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