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Jacqueline : “A 69 ans, j’ai survolé le Mont-Saint-Michel en ULM”


Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Mont-Saint-Michel est l’un des lieux les plus visités de France. Après avoir habité la baie pendant neuf ans, Jacqueline Levavasseur pensait le connaître sous toutes ses coutures. Et pourtant…

Le Mont-Saint-Michel est à l’océan ce que Khéops est au désert », écrivit un jour Victor Hugo. L’écrivain avait le sens de la formule. La pyramide de Gizeh, en Egypte, tombeau présumé du pharaon dont elle porte le nom, est la seule merveille du monde antique encore debout. Mais notre Mont-Saint-Michel éblouit tout autant. Cet îlot rocheux granitique, d’environ 960 mètres de circonférence, situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, en Normandie, n’est-il pas régulièrement surnommé la huitième merveille du monde moderne ? Sans surprise, il est le deuxième monument le plus visité de France, après la tour Eiffel.

Un rêve et un clic sur Internet

« C’est une pure merveille », confirme Jacqueline Levavasseur. Cette retraitée sait de quoi elle parle. Ancienne infirmière, elle a passé neuf ans près d’Avranches. «Mon ex-mari avait alors acheté un terrain de camping en bordure de la baie du Mont-Saint-Michel avec un ami. Nous avions aussi une petite chienne à l’époque. C’est là que j’ai pris plaisir à marcher et à découvrir le mont sous toutes ses coutures.» Elle n’a pas compté le nombre de fois où elle a traversé la baie. De son propre aveu, c’est aussi la période où elle a sans doute été la plus sportive ! « Ensuite, j’ai déménagé et changé de vie. » Jacqueline réside désormais avec son nouveau compagnon près de Valognes (Manche). Pourtant, elle n’a jamais oublié l’illustre baie où elle eut, jadis, ses habitudes. Un jour, en surfant sur Internet, elle tombe par hasard sur le site Rêves de seniors. Lancée par Silver Alliance, un groupe d’entreprises dédiées au confort des seniors, l’opération affiche un but simple : réaliser le rêve des personnes âgées de 60 ans et plus. L’inscription est aisée et Jacqueline a une idée. « C’est la première chose à laquelle j’ai pensé, sourit-elle. Voir la baie d’en haut et survoler le mont en ULM. » C’était en octobre 2021. Jacqueline avait presque oublié son projet un peu fou quand, en février 2022, elle a reçu un appel. « J’apprends soudain que mon rêve va se concrétiser… » Décollage immédiat. Ou presque !

Propulsée à 300 mètres du sol

Est-ce qu’elle a eu peur ? Ou ressenti quelque nervosité dans les semaines précédentes ? Même pas ! Rendez-vous est finalement pris en juillet. « Mon compagnon a été opéré dans les jours qui précédaient et, du coup, j’avais d’autres préoccupations. » Il sort de l’hôpital le mardi et Jacqueline s’élance le jeudi. « Je crois qu’il était plus ému que moi. C’était un petit événement. Même mon ex-mari, qui habite la région, est venu assister à mon vol. » Seuls manquent ses trois grands garçons. « Mais nous avons tourné un petit film pour qu’ils ne ratent rien ! » L’ULM (ultraléger motorisé) à deux places sera piloté par Didier, un instructeur. Il aide Jacqueline à enfiler son casque et l’installe à l’arrière de l’aéronef, après quelques explications. « Il m’a prévenue que nous allions décoller vite et à la verticale.»

En quelques instants, voilà notre retraitée propulsée à 300 mètres d’altitude, à hauteur d’archange au-dessus de son petit paradis. « Voir toute cette immensité m’a donné un sentiment de plénitude, commente-t-elle. De là-haut, le rocher de Tombelaine ressemble à un petit caillou. On voit aussi les champs et les villages alentour. C’était merveilleux et les conditions étaient optimales. En plus, j’ai eu la chance d’observer le site à marée basse. » Aucun vertige à signaler. « Au contraire, j’aurais pu rester plus longtemps ! Nous pouvions même papoter avec mon instructeur. Parfois, il me prévenait qu’il allait faire un grand virage. »

Une insatiable soif de vivre

Revenue sur la terre ferme, Jacqueline se décrit comme « vivante et heureuse », la tête encore un peu ailleurs, quelque part au-dessus de la baie. « Maintenant, je parle de Rêves de seniors à tout le monde. Il n’y a pas d’âge pour se lancer des défis. » Si elle a apprécié l’expérience, notre retraitée loue aussi le message délivré par ce type d’initiative. « Je fête mes 70 ans en décembre cette année et je ne me sens pas “senior”, du moins pas “vieille”. Je répète souvent que tant que la vie est encore là, il faut en profiter. » Depuis la retraite, Jacqueline Levavasseur est restée très active. « Je suis administratrice de la Fédération des clubs de retraités de la Manche. On fédère 300 clubs et 14 000 adhérents. Nous essayons d’être à l’écoute, d’apporter de l’aide si besoin et surtout d’organiser de jolis événements.» Récemment, une cardiologue l’a prévenue que ses artères étaient un peu bouchées. « Il a fallu me poser un stent. Je ne m’y attendais pas, mais voilà, c’est fait. Je suis toujours en pleine forme et je ne vais pas arrêter de vivre ! »





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