Immobilier haut de gamme : pénurie d’offres sur le marché parisien


Un appartement de 242 m2 vendu en juillet 2022 dans le 6e arrondissement de Paris.

© Daniel Feau

Le marché immobilier haut de gamme fait face à un manque d’offres. Telle est la conclusion de Daniel Feau & Belles demeures de France à l’issue d’un deuxième quadrimestre 2022.

Par rapport à 2019, le nombre de ventes inscrites par les agences du groupe s’en hausse de plus de 30 % sur le segment 750 000 €-2 M€ à Paris et en prochaine couronne ouest. « Les durées de commercialisation des produits sans défaut avec un espace extérieur restent à être très courtes ; et les prix sont orientés à la hausse », constatent Nicolas Pettex-Muffat et Charles-Marie Jottras, respectivement directeur général et président de Daniel Féau & Belles demeures de France. « Les prix des produits sans défaut, mais sans espace extérieur, sont globalement stables, à un niveau élevé », ajoute-t-il. Seulement, le nombre de produits proposés à la vente, qui avait fortement augmenté en 2020, est repassé en-deçà du niveau de 2019.

Sur le segment des transactions dont le montant excède 2 M€, toujours à Paris et en proche couronne ouest, même constat. L’activité reste à un niveau soutenu. Le nombre de ventes signées au cours du second quadrimestre de 2022 s’inscrit ainsi en progression de 19 % par rapport au deuxième quadrimestre de 2019 pour les ventes entre 2 et 3 M€, de 41 % pour celles dont le montant excède 3 M€ . « Pour autant, ces résultats s’inscrivent en recul par rapport à ceux que nous avions observés au deuxième quadrimestre 2021 ; les candidats acquéreurs français restent pourtant nombreux et très motivés, et les acquéreurs internationaux sont à nouveaux présents », constatent les dirigeants du groupe, qui expliquent ce recul par une offre « limitée. « Le nombre de produits actuellement proposés à la vente est faible et l’augmentation du nombre d’appartements et d’hôtels sur le marché, qui avait caractérisé l’année 2020, appartient bel et bien au passé », précisent-ils.

Idem en ce qui concerne les produits de qualité sur les marchés d’Aix, des Alpilles, du Lubéron, de Saint-Tropez, de Marseille et de Deauville, qui sont également sous tension.

Pas de baisse de prix

« Compte-tenu du faible stock instantané de produits à vendre sur le marché du luxe et de l’ultra luxe, nous voyons mal comment le nombre de transactions pourrait se maintenir aux niveaux très observés depuis début 2021 (plus de deux fois plus de transactions au-delà de 3 M€ représentées en 2021 par rapport à 2019) », analysent Nicolas Pettex-Muffat et Charles-Marie Jottras. « De la même manière, nous ne voyons pas de raison que les prix s’infléchissent sur ces segments, du moins tant que la faiblesse de l’euro vient renforcé le pouvoir d’achat immobilier d’une clientèle internationale à nouveau active. »



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