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Face aux sanctions contre la Russie, des mineurs de cryptomonnaies quittent la Sibérie


La géopolitique s’invite dans l’univers des cryptos. De peur de subir les sanctions internationales, certains mineurs de cryptos présents en Russie préfèrent sortir du territoire de la Fédération.

SBI Holdings, le plus grand courtisan en ligne du Japon, a annoncé cette semaine qu’il allait vendre ses machines de minage – elles ont créé les nouvelles unités de monnaie virtuelle et valident les transactions – utilisées en Sibérie et quitter la Russie. Il avait déjà suspendu ses activités de minage en Russie juste après le début de la guerre. L’entreprise justifie cette décision par l’incertitude créée par le contexte international et la perte de rentabilité de l’activité avec la baisse des cryptomonnaies . Au deuxième trimestre, elle a subi ses premières pertes en 10 ans. Pour le moment, aucune date précise n’a été évoquée. Elle a obtenu en revanche d’exploiter son unité bancaire SBI Bank à Moscou.

Sanctions américaines

Les mineurs de cryptos installés en Russie sont sous pression. En avril dernier, l’Office of Foreign Asset Control (OFAC) dépendant du Trésor américain a placé une société russe spécialiste du minage de cryptos, BitRiver, et dix de ses filiales, sur la liste des entreprises sous embargo .

Peu après, la société américaine de minage Compass Mining a décidé de vendre ses activités en Russie, soit 30 millions de dollars de matériel de minage, craignant un rappel à l’ordre des États-Unis.

En outre, les autorités américaines craignent que l’industrie du minage ne profite à la Russie, qui bénéficient d’importantes dépenses en énergie du secteur. Un point de vue partagé par le Fonds monétaire international. Celui-ci avait mis en garde la filière après le début de la guerre : Moscou pourrait profiter de l’industrie des cryptomonnaies pour contourner les sanctions internationales visant son économie.

Nouveau refuge

L’incertitude règne pour ces sociétés qui avaient pourtant trouvé en Sibérie un nouveau refuge : l’année dernière, le gouvernement chinois avait décidé d’interdire le minage dans la province du Sichuan, l’une des plus importantes dans le domaine, pour lutter contre l’usage des cryptoactifs . Des dizaines de sociétés spécialisées avaient alors dû déménager.

Plusieurs d’entre elles avaient élu domicile en Sibérie. Cette activité très consommatrice d’énergie y bénéficiant de conditions accueillantes : un coût de l’électricité peu élevée grâce au gaz naturel et aux nombreux barrages hydroélectriques de la région, ainsi que des températures basses, bienvenues alors qu’elle produit énormément de chaleur.

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