Évolution des biens les plus chers depuis 15 ans


  • Le marché immobilier sur la commune de Marseille a subi d’importantes variations de prix ces quinze dernières années.

  • En effet jusqu’au début des années 2000, ce marché était bien inférieur à la moyenne nationale.

  • Une volonté politique de restructurer complétement certains quartiers ; une ligne ferroviaire réaménagée située à Paris à 3 heures de Marseille, puis les grands chantiers de la politique culturelle de la Ville ont fortement dynamisé et valorisé l’immobilier de manière générale et extrêmement rapide, et plus précisément ont fait émerger certains quartiers traditionnellement moins bourgeois mais qui présentaient historiquement une structure pittoresque, soit par son environnement naturel, soit par son architecture et son organisation urbaine (les « quartiers » au sens marseillais du terme).

  • Par ailleurs le retard du prix immobilier entre Marseille et les autres métropoles françaises était particulièrement important et le développement des structures de communication et de services ont permis d’apporter aux habitants et aux entreprises qui s’y sont installés la qualité de vie nécessaire à redonner à Marseille fils a sonné.

  • Cette inflation fulgurante qui a profité à tous les quartiers, même ceux traditionnellement bourgeois, a perduré un peu au-delà de la crise d’octobre 2008 marquant ainsi ce rattrapage des prix encouragé encore par le nouvel engouement de populations désireuses de s’installer à titre privé et/ou professionnel dans le sud de la France.

  • Ce marché s’est alors stabilisé pour finalement subir un tassement des prix ces cinq dernières années tout en continuant à générer un nombre de transactions importantes compte tenu d’une offre plus importante.

  • Ainsi, les quartiers historiquement bourgeois tels que Périer, Saint Giniez, Le Prado, Le Roucas Blanc,… persistent à attirer les acquéreurs et les prix maintenus soutenus mais conservent une légère baisse.

  • Les grands aménagements de desserte récents (tunnels d’accès direct à l’autoroute, aménagements des voies, etc….) sont encore trop récents pour qu’on perçoive le réel effet sur le marché de ce secteur.

  • Les quartiers à vocation industrielle et commerciale sont en plein essor et plus particulièrement le quartier de la Joliette qui, grâce à une volonté politique de rénovation, a fourni des sièges d’entreprises de secteur tertiaire et commercial. Ceux-ci y ont trouvé les surfaces nécessaires à leurs activités dans un cadre « branché » (restructuration complète du quartier) déjà desservies par des voies de communication d’importance compte tenu de leur histoire industrielle.

  • De nouveaux grands complexes commerciaux ont parachevé cette rénovation soutenant ainsi la demande immobilière quasi-inexistante auparavant.

  • En outre ce quartier de la Joliette a renforcé la création de centres de spectacles, dans la mouvance de la politique culturelle de la Ville, contribuant ainsi à l’engouement plus général pour la ville qui a permis à son tour de faire prospérer le parc immobilier de quartiers plus populaires tels que ceux compris dans les 4èmes et 5èmes arrondissements qui continuent à attirer une clientèle jeune en quête d’une première ou seconde acquisition ainsi qu’une clientèle ayant un objectif de placement, permettant de maintenir le prix de l’immobilier jusqu’à proximité des écoles et universités marseillaises.

  • D’autres quartiers ont conservé un véritable engouement lié à la vue sur mer et à la qualité du parc immobilier (7ème arrondissement ; corniche, Endoume, etc…) qui a généré une stabilité des prix malgré les grosses difficultés de circulation.
    La politique de développement du tramway, de la continuation des lignes de métros, et les nouveaux axes tels que la voie rapide « L2 » sont trop récents et/ou inachevés de sorte qu’il est difficile d’en percevoir en l’état les conséquences sur le déploiement des populations et ses conséquences sur les prix.

  • Gageons que le développement de ces infrastructures et projets conservant à Marseille sa nouvelle popularité.



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