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Crise énergétique : des foyers de jeunes travailleurs craignent de fermer


Les prix de l’énergie flambante à tel point que certaines structures comme les foyers de jeunes travailleurs sont au bord de la fermeture. L’Union nationale pour l’habitat des jeunes (Unhaj), tire la sonnette d’alarme. La structure accueille chaque année 200.000 jeunes de 16 à 30 ans dans plus de 45.000 logements. Parmi ces jeunes, un tiers sont des apprentis et les autres des jeunes actifs ou des personnes en recherche d’emploi. «Les gestionnaires ne peuvent pas répercuter cette hausse des prix sur les jeunes et doivent la financer sur leurs fonds propres, affirme Marianne Auffret, directrice générale de l’Unhaj. Tout d’abord parce que c’est juridiquement impossible. Ensuite, parce que nous ne sommes pas seulement un gestionnaire mais nous sommes au service de la jeunesse donc même si c’était juridiquement possible, nous ne voudrions pas que la jeunesse qui se précarise soit impactée».

Effectivement, le modèle de ces foyers de jeunes travailleurs repose sur une redevance qui permet de proposer un logement abordable aux jeunes (entre 300 et 600 € de redevance toutes charges comprises) mais ne permet pas de répercuter le coût réel des charges énergétiques. Le gestionnaire porte donc seul ces charges et son budget est déficitaire. Quant au ménage logé, il ne connaît pas de variation du montant de la redevance dont il doit s’acquitter.

Des prix de l’énergie multipliés jusqu’à 8 !

Le bouclier tarifaire limitant la hausse des prix du gaz à 15% pour l’année 2023, ne suffirait pas à compenser ce surcoût pour les gestionnaires. Il prendrait en charge 30 % des surcoûts liés à l’électricité. Or, les adhérents, qui renouvellent actuellement leurs contrats de gaz et d’électricité, font état d’une multiplication des prix allant de 2 à 8. D’après une enquête en ligne menée par l’Unhaj en septembre, à laquelle 71 adhérents ont répondu (ce qui représente 235 résidences et 12.500 logements), la facture énergétique moyenne en 2021 s’élève à 126.000 € ce qui représente 7% des charges d’exploitation. C’est l’électricité qui pèse le plus sur la facture énergétique suivie (50 %) du gaz (33 %) et des consommations de chaleur (13 %). À l’occasion d’un renouvellement de contrat ou d’une reconduction de contrat avec révision tarifaire en 2022, des hausses de prix ont été constatées, allant de +3% à +300 % (un prix multiplié par 4).

Si la hausse moyenne des charges énergétiques atteint les 300 %, 81 % des adhérents de l’Unhaj risquent d’avoir un déficit supérieur à 10 %, assure l’Union nationale pour l’habitat des jeunes. «Certaines structures pourraient survivre sauf si c’est pérenne. D’autres requis de mettre la clé sous la porte», alerte la directrice générale de l’Unhaj. Concrètement, les jeunes hébergés dans des structures menacées de fermeture pourraient éventuellement se retrouver à la rue ou bien pourraient rejoindre des hébergements temporaires, s’inquiètent l’Unhaj.

Parmi les propositions avancées par l’Union nationale pour l’habitat des jeunes : le versement des chèques énergie (un dispositif dont le montant peut atteindre 200 euros) aux gestionnaires, qui règlent les factures, et non plus aux jeunes locataires. «Cela suffirait à combler le déficit de certains foyers de jeunes travailleurs», assure Marianne Auffret.



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