Clôture prudente de la Bourse de Paris


(Photo : 123RF)

Paris — La Bourse de Paris a terminé en petite baisse de 0,27% mercredi, les investisseurs restant sur la réserve dans un contexte de tensions politiques en Italie, de craintes sur l’approvisionnement en gaz en Europe et avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

L’indice vedette CAC 40 a cédé 16,56 points (-0,27%), à 6 184,66 points. La veille, il avait terminé en nette hausse de 1,79%, porté par l’espoir de voir l’approvisionnement en gaz de l’Europe via le gazoduc russe Nord Stream 1 reprendre comme prévu jeudi.

La journée avait pourtant commencé dans le vert : « Ce matin, les marchés étaient plutôt optimistes, les inquiétudes concernant les approvisionnements en énergie de l’Europe s’étaient atténuées, car on suppose que les livraisons de gaz russes vont reprendre demain, mais sans assurance », a expliqué Ilana Azuelos-Bossard, directrice adjointe chez Kiplink Finance.

Le président russe Vladimir Poutine s’est en effet interrogé mercredi sur l’état d’une turbine de ce gazoduc réparée au Canada, alimentant l’incertitude sur l’avenir des livraisons de gaz.

Dans ce contexte tendu, la Commission européenne a demandé aux Vingt-Sept de réduire de 15 % leur demande de gaz sur les huit prochains mois et souhaite des baisses obligatoires en cas d’urgence.

Parallèlement, les dernières déclarations du chef de la diplomatie russe attisent les craintes sur la durée du conflit : il a affirmé que les objectifs militaires de la Russie en Ukraine ne se limitaient plus uniquement à l’est du pays, mais concernaient également « d » autres territoires» et pourraient encore s’étendre.

« Les marchés craignent l’appétit des Russes et les conséquences que cela peut avoir en termes économiques et pour les marchés financiers », souligne Ilana Azuelos-Bossard.

Elle note qu’il y a aussi de la « vigilance en raison des tensions politiques en Italie et à la veille de la réunion de la BCE ».

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi, qui tente de sauver son gouvernement en appelant à un nouveau « pacte » de confiance, se soumet à un vote des parlementaires italiens.

S’il a échoué et que des élections anticipées sont prévues, cela « aurait un impact sur les taux obligés et donc sur toute l’Europe », prévient Mme Azuelos-Bossard.

Quant à la BCE, elle tient jeudi sa réunion de politique monétaire au cours de laquelle elle devrait annoncer une hausse de ses taux directeurs de 0,25 à 0,50 point de pourcentage et présenter son outil « anti-fragmentation », destiné à limiter le creusement de l’écart des taux d’intérêt des dettes d’État de la zone euro.

Boeing a pris le grand visage au constructeur Airbus à l’édition du deuxième jour du salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni, multipliant les annonces commerciales, notamment sur son avion-vedette, le 737 MAX. Airbus a cédé 1,11% à 104,66 euros.

Après 30 ans de présence, le groupe pétrogazier français TotalEnergies a confirmé mercredi s’être désormais retiré de Birmanie, six mois après en avoir fait l’annonce, pressé par les ONG de défense des droits de la personne après le coup d’État militaire de 2021. Son action a diminué de 0,20% à 49,20 euros.





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