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Ces petites villes où les prix immobiliers grimpent jusqu’à 40%


Serait-ce la revanche des petites villes de moins de 20.000 habitants sur les métropoles ? Elles voient le nombre d’acquéreurs provenant des métropoles augmenter de 3 points entre 2018 et 2021, passant de 12,39 % à 15,65 %, selon le premier baromètre de l’immobilier des petites villes présenté par les Notaires de France qui s’appuie sur plusieurs indicateurs dont les prix de vente, l’origine des acquéreurs ou encore le diagnostic de performance énergétique (DPE).

Parmi ces petites villes, Honfleur, en Normandie (14) Mayenne, dans Les Pays de la Loire (53) ou encore Laguiole, dans l’Aveyron (12). «Les concitoyens confinés dans des espaces restreints ont souhaité avoir un autre mode de vie. La qualité de vie et d’environnement des petites villes est plébiscitée», explique Caroline Cayeux, ministre déléguée en charge des Collectivités territoriales. «Ce besoin d’une vie différente se manifestait déjà avant la crise sanitaire. Les confinements sont un paramètre qui a juste accéléré le mouvement», tient à faire remarquer Bertrand Savouré, vice-président des Notaires de France. Pour autant, ce déplacement des habitants des métropoles vers des territoires plus ruraux ne marque pas un exode urbain. Les grandes villes ne se dépeuplent pas.

Les petites villes connaissent donc un regain d’intérêt à l’instar des villes moyennes. Bertrand Savouré parle de «revitalisation». Les communes appartenant à des bassins d’emplois spécialisés dans l’industrie ou faisant partie des zones de grandes agglomérations et fournies de gros employeurs sont les plus dynamiques d’un point de vue immobilier, notamment pour les appartements. Une redistribution bienvenue selon le ministre en charge des collectivités territoriales «pour qu’il n’y ait plus des territoires oubliés de la République».

Des prix qui montent de 5% par an

«Ces petites villes sont nommées désir. De nouveaux habitants c’est toujours positif. Cela témoigne du dynamisme des villes. 100 habitants de Paris qui partent, ce n’est pas grand-chose pour la capitale mais si 50 d’entre eux vont dans une petite ville, c’est quelque chose pour cette ville», souligne Christophe Bouillon, président de l’Association des Petites Villes de France et maire de Barentin, en Seine-Maritime (76). Certaines communes étaient «Les sorties des écrans radars et sont devenues des spots dans le Pays d’Auge, entre Deauville et Pont-L’Evêque, avec des prix qui augmentent de 30 à 40% sur certains secteurs, dans l’espace de deux ans», note Frédéric Violeau, notaire à Caen, dans le Calvados (14).

Les maisons attirent plus que les appartements, ce qui révèle l’attrait des habitants pour les grands espaces et la proximité avec la nature. Assez logiquement, les ventes de maisons augmentent plus vite que celles des appartements dans les villes de moins de 10.000 habitants. Le prix médian des maisons a augmenté tous les ans depuis 2018, avec un rythme qui s’est accéléré en 2020 et 2021, caractérisé par une augmentation d’environ 5% par an. «Dans le Finistère, en Bretagne, les maisons sont vendues aux alentours de 200.000 € mais il n’est pas rare de réaliser des ventes à 700.000 €. Il s’agit d’un effet d’aubaine dont profitent certains vendeurs, d’un effet littoral», remarque Bertrand Savouré.

Les résidences secondaires ne sont plus uniquement des lieux de villégiature mais aussi des résidences semi-principales où les acquéreurs plusieurs jours par semaine. «Ce n’est pourtant pas un phénomène global mais tangiblee. Une nouvelle catégorie d’acquéreurs se dessine», rappelle Frédéric Violeau. Quant aux prix médians des appartements, ils ont fortement augmenté en 2020 (7,6%) puis légèrement décéléré en 2021 (7%). Bien que les logements classés F et G soient progressivement interdits à la location, le baromètre ne relève pas une augmentation des volumes de vente des biens F et G, pour le moment.



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