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Capital-investissement : Carlyle contraint de se trouver un nouveau dirigeant


C’est un départ qui va nourrir la légende des successions maudites. Le fonds de capital-investissement Carlyle a annoncé le départ brutal de son directeur général. « Le contrat de travail de cinq ans du directeur général Kewsong Lee arrivant à échéance à la fin de l’année 2022, le conseil d’administration de la société et M. Lee ont convenu, dans le cadre de leurs discussions, que le moment était venu lancer la recherche d’un nouveau directeur général pour mener Carlyle vers sa prochaine phase de croissance », a annoncé le groupe dans un communiqué dimanche. Le cours du titre a chuté de 6 % en séance.

Dans l’attente d’un nouveau dirigeant, c’est l’ancien cofondateur et toujours président non exécutif, Bill Conway, qui va assurer l’intérim. Trente ans après la création du fonds d’investissement à Washington en 1987, les cofondateurs – David Rubenstein, Bill Conway et Daniel D’Aniello – avaient décider il y a cinq ans de passer la main à une équipe plus jeune et ayant fait ses armes au sein de ce fonds star, concurrent de KKR, Apollo ou Blackstone : Kewsong Lee et Glenn Youngkin. Ce dernier, après une bataille de pouvoir perdu, a quitté le fonds dès 2020 et s’est lancé avec succès en politique – il est gouverneur (républicain) de Virginie depuis le début de l’année.

Diversifier les sources de revenus

Pendant les premières années de son mandat, Kawsong Lee s’est attaché à diversifier les sources de revenus d’un fonds qui gère aujourd’hui 376 milliards de dollars d’actifs. Le fonds cherche à produire plus de revenus dans les métiers de crédit, par rapport aux commissions dégagées par son métier traditionnel d’investissement dans le non coté. Kewsong Lee s’était aussi fixé l’objectif de lever 130 milliards de dollars d’ici à 2024.

La quête d’un nouveau dirigeant va se faire dans un contexte difficile. Après la pandémie, qui avait pesé sur Carlyle, la remontée des taux d’intérêt pour calmer l’inflation va renchérir le coût des opérations d’investissement, souvent financées par l’endettement (LBO). Déjà, le nombre de nouvelles opérations d’investissement a partout ralenti au deuxième trimestre, tout comme les levées de fonds.

A Washington, l’aile gauche des démocrates continue de critiquer les pratiques du capital-investissement, accusé de « piller » les entreprises comme le juge la sénatrice Elizabeth Warren. Une tentative de mettre fin à la niche fiscale des gérants du private equity vient toutefois à nouveau d’échouer au Sénat .

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