Bourse : Wall Street s’oriente à la baisse après la contraction du PIB américain


(Photo : 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York s’orientait nettement dans le rouge après avoir hésité à l’ouverture jeudi, les investisseurs digérant l’annonce d’un nouveau trimestre en recul pour le PIB américain entre avril et juin.

Mercredi le Dow Jones avait grimpé de 1,37% à 32 197,59 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, avait bondi de 4,06% à 12 032,42 points, activé sa meilleure séance depuis avril 2020. Le S&P 500, le plus représentatif du marché américain, a chuté de 2,62% à 4 023,61 points.

À Toronto, l’indice phare est aussi en petite baisse, le secteur des soins de santé plonge de 13 % en perte de 3,11 points à 20,64 points.

Pour (re)consulter les nouvelles du marché

Les indices boursiers à 10h15

À Toronto, le S&P/TSX lâchait 32,77 points (-0,17%) à 19 221,79 points.

À New York, le S&P 500 reculait de 22,79 points (-0,57%) à 4 000,82 points.

Le Nasdaq perdait 108,17 points (-0,90%) à 11 924,26 points.

Le DOW reculait de 155,75 points (-0,48%) à 32 041,84 points.

Le huard cédait 0,0017 $ US (-0,2163%) à 0,7780 $ US.

Le pétrole haussait de 0,41 $ US (+0,42%) à 97,67 $ US.

L’ou haussait de 32,60 $ US (+1,88%) à 1 770,10 $ US.

Le bitcoins gagnait 1 419,74 $ US (+6,62%) à 22 853,99 $ US.

Le contexte

« Les données macro-économiques jouent un rôle prédominant ce matin et elles ne sont pas bonnes », a résumé Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis s’est contracté de 0,9% en rythme annuel au deuxième trimestre, un chiffre pire que prévu (+0,3%) qui s’ajoute au recul de 1,6% déjà enregistré au premier trimestre.

Cette déception va rendre la tâche difficile à l’administration Biden qui assure que l’économie n’est pas en recul au regard d’indicateurs plus favorables, comme l’emploi. Une rétrogradation est définie comme deux trimestres de croissance négatives consécutives.

«Ce qu’il faut retenir de ce rapport c’est qu’il va susciter un débat sur la question de savoir si l’économie américaine est en recul», estime Patrick O’Hare dans une note.

« Quoi qu’il en soit, cela montre clairement que l’environnement économique s’est sans aucun doute affaibli, ce qui ne devrait pas être une surprise totale à la lumière des données récentes », ajoutait-il alors que les prix flambent, que les ventes immobilières s’affaissent et que la confiance des consommateurs est en berne.

La veille, la banque centrale américaine (Fed) avait de nouveau intensément relevé ses taux directeurs de trois quarts de point de pourcentage pour les inscrire dans la fourchette de 2,25% à 2,50% dans son combat pour juguler une inflation qui caracole à 9,1%.

Le patron de la Fed, Jerome Powell, a assuré que l’économie américaine n’était pas en recul et qu’il voulait l’éviter même s’il a reconnu un ralentissement.

À la côte, Méta (Facebook, META) plongeait de 8,45% à 155 dollars américains après avoir été accusé pour la première fois de son histoire une baisse de ses recettes, liée à la concurrence de TikTok et aux réductions de dépenses des annonceurs publicitaires.

Le groupe de Mark Zuckerberg a en outre essuyé une rebuffade de l’autorité américaine de la concurrence (FTC) qui l’empêche, pour des raisons de dominance du marché, de racheter un spécialiste de la réalité virtuelle, Within Unlimited.

Pomme (AAPL -0,98%) et Amazone (AMZN, -1,72%) étaient boudées avant la parution de leurs résultats trimestriels après la clôture.

La compagnie aérienne Esprit (SAVE, +3,42%), enfin rachetée par Jetblue (JBLU, -1,19%) pour 3,8 G$ US, s’envolait tandis que Frontière (ULCC, +9,10%), qui a jeté l’éponge, était recherchée.

Sur le marché obligatoire, les taux sur les bons à dix ans chutaient à leur plus bas depuis presque 4 mois à 2,66% à dix ans contre 2,78%.





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