google.com, pub-9809009992858082, DIRECT, f08c47fec0942fa0

Au Royaume-Uni, le gouvernement plafonne les taux des prêts étudiants


Face à l’emballement de l’inflation, le gouvernement britannique redouble d’initiatives en faveur des détenteurs de prêts étudiants. Alors que l’indice des prix à la consommation dépassé 10 % en juillet – du jamais-vu depuis quarante ans – Londres devait réagir : les taux des prêts contractés par les étudiants sont essentiellement basés sur l’inflation.

Une épée de Damoclès pour les millions d’emprunteurs dans un contexte plus général de tensions sur le pouvoir d’achat. Le 10 août, le gouvernement a donc décidé de plafonner les taux variables à 6,3 % pour les prêts existants à partir de septembre 2022. Une décision intervenue deux mois après le plafonnement de 7,3 % annonce début juin.

Sans cette décision, les détenteurs de prêts étudiants auraient été confrontés à un taux allant jusqu’à 12 % à la rentrée, selon le ministère de l’Éducation. Si les mensualités de ces prêts sont fixes, leur durée aurait été mécaniquement prolongée pour absorber la hausse.

« Nous comprenons que de nombreuses personnes s’inquiètent de l’impact de la hausse des prix et nous voulons rassurer les gens sur le fait que nous intervenons pour fournir un soutien là où nous le pouvons », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur, Andrea Jenkyns.

182 milliards de livres d’encours

Pour ceux qui commencent leurs études cette année, le gouvernement a, par ailleurs, formulé une promesse : le taux de leur emprunt ne pourra pas dépasser celui de l’inflation durant toute la durée du prêt. « Aucun nouveau diplômé n’aura plus jamais à rembourser plus que ce qu’il a emprunté en termes réels », s’est engagé la ministre.

Près de 20 milliards de livres sterling sont prêts chaque année à environ 1,5 million d’étudiants de l’enseignement supérieur en Angleterre, selon un rapport de la Chambre des communes, qui table sur une dette moyenne par nouvel emprunteur de 45.800 livres ( 54.000 euros). En mars, les encours de dette étudiante auprès de la Student Loans Company, une agence de l’État, atteignaient 182 milliards de livres.

Ce plafonnement aura toutefois peu d’impact sur la majorité des emprunteurs, juge Ben Waltmann, économiste à l’Institut d’études fiscales (IFS) à Londres. En effet, seuls ceux qui ont les plus hauts revenus remboursent effectivement leur emprunt étudiant. Les autres peuvent cesser de payer après trente ans, même si le prêt n’est pas totalement remboursé. Une réforme entrant en vigueur en 2023 doit porter la durée à quarante ans.

« Le sujet le plus important concerne cependant les prêts qui financent la vie courante et non les frais de scolarité », explique Ben Waltmann. Les étudiants issus des familles les plus pauvres vivant loin de chez eux et les étudiants en dehors de Londres pourront emprunter 9 706 livres, soit une hausse de 3 % sur un an, nettement inférieure à l’inflation. « Le gouvernement pourrait être contraint d’agir pour compenser l’écart », dit l’économiste.



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *