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à quelques heures de l’échéance, la grève dans l’automobile semble i

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Des membres du syndicat United Auto Workers (UAW), le 20 août 2023 à Warren, dans le Michigan

Des membres du syndicat United Auto Workers (UAW), le 20 août 2023 à Warren, dans le Michigan (AFP/Archives/JEFF KOWALSKY)

Le compte à rebours touche à sa fin: à moins d’un accord de dernière minute, le puissant syndicat UAW s’apprête à annoncer jeudi soir une grève chez les trois grands constructeurs automobiles américains, qui pourrait déstabiliser le secteur et au-delà.

En deux mois de négociations, les représentants de l’United Auto Workers et les dirigeants des « Big Three » –General Motors, Ford et Stellantis, qui contrôle l’Américain Chrysler– n’ont pu s’entendre sur le contenu d’une nouvelle convention collective de quatre ans.

« Nous avons dit aux entreprises, depuis le début, que le 14 septembre (à minuit) était une date butoir, pas un jalon », a déclaré mercredi Shawn Fain, président de l’UAW.

« Nous ne laisserons pas le +Big Three+ continuer à faire traîner les discussions pendant des mois », a-t-il martelé.

Un porte-parole de General Motors a indiqué jeudi à la mi-journée qu’une nouvelle offre avait été adressée à l’UAW dans la matinée.

« Nous continuons de mener des négociations directes et de bonne foi avec l’UAW », a indiqué GM. « Toute perturbation aurait des conséquences négatives sur nos employés et sur nos clients, et aurait par ricochet un impact sur nos communautés ».

De son côté, Ford a noté l’absence de retour du syndicat à sa dernière proposition. « Nous voulons négocier mais nous n’avons toujours pas reçu de contre-offre », a relevé un porte-parole.

Contacté par l’AFP, Stellantis n’a pas immédiatement répondu.

Mercredi soir, l’entreprise affirmait vouloir « discuter de bonne foi pour parvenir à un projet d’accord » avant l’expiration des conventions collectives actuelles.

L’UAW réclame un relèvement des salaires de 36% sur quatre ans, alors que les trois constructeurs américains n’ont pas été plus loin que 20% (Ford), selon le leader syndical.

Des membres du synicat UAW, le 20 août 20123 à Warren, dans le Michigan

Des membres du synicat UAW, le 20 août 20123 à Warren, dans le Michigan (AFP/Archives/JEFF KOWALSKY)

Les trois géants historiques de Detroit ont notamment aussi refusé d’accorder des jours de congés supplémentaires et d’augmenter les retraites, assurées par des caisses propres à chaque entreprise.

« Ils veulent faire peur aux Américains en leur faisant croire que le problème vient des employés de l’automobile », a clamé Shawn Fain, alors qu’il tient à « la cupidité des dirigeants ».

Sauf compromis in extremis, le syndicat prévoit d’annoncer jeudi à 22H00 heure de New York, (02H00 GMT vendredi), quels sites seront touchés par des arrêts de travail.

Selon la chaîne de télévision CNBC, huit sites des trois groupes dans le Michigan et les Etats voisins de l’Ohio et de l’Indiana pourraient être affectés, concernant 7.000 à 12.000 employés.

Le syndicat représente quelque 146.000 employés du trio aux Etats-Unis.

– Un risque pour Biden –

Pour Shawn Fain, le mouvement constitue un tournant, qu’il compare aux années 1930, notamment la grève de 1936-1937 chez General Motors à Flint (Michigan), véritable acte de naissance de l’UAW, créée en 1935.

Shawn Fain, président de l'UAW, le 20 août 2023 à Warren, dans le Michigan

Shawn Fain, président de l’UAW, le 20 août 2023 à Warren, dans le Michigan (AFP/Archives/JEFF KOWALSKY)

Le cabinet de conseil Anderson Economic Group (AEG) estime qu’une grève de dix jours pourrait représenter plus de cinq milliards de dollars de perte de revenus pour l’économie américaine.

Un conflit social prolongé pourrait avoir des conséquences politiques pour le président américain Joe Biden, dont le bilan économique est critiqué, en particulier du fait de l’inflation tenace installée aux Etats-Unis.

A un peu plus d’un an du scrutin présidentiel, le chef de l’Etat marche sur des oeufs, entre son soutien affiché aux syndicats et le spectre d’un coup porté à l’économie américaine par une grève.

« Consommateurs et concessionnaires sont, en général, relativement protégés des effets d’une grève courte », a expliqué le vice-président du cabinet AEG, Tyler Theile.

Mais avec des stocks représentant un cinquième de ceux que possédait l’industrie en 2019, lors de la dernière grève chez GM, ils « pourraient être touchés beaucoup plus rapidement » qu’il y a quatre ans, selon lui.

« On arrive au quatrième trimestre, période durant laquelle on voit le plus de ventes de pickups et de gros SUV, qui sont très rentables pour ces trois constructeurs », rappelle Jessica Caldwell, du site spécialisé Edmunds.com.

« S’ils n’en ont pas suffisamment en stock, ils vont manquer des ventes », ajoute-t-elle.

Les analystes de JPMorgan estiment qu’un fort relèvement des salaires se répercuterait sur les prix de vente des véhicules, poussant les automobilistes à « garder leur voiture plus longtemps » plutôt que d’acheter un nouveau modèle.

Vers 19H00 GMT, les titres GM (-0,35%), Stellantis (-0,82%) et Ford (-0,40%) reculaient à Wall Street.

© 2023 AFP

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