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À Paris, un hôtel particulier cohabite avec un haussmannien et un immeuble neuf


Au 18-20 rue de Washington (8e arrondissement de Paris), à deux pas des Champs-Élysées, se trouve à l’origine un hôtel particulier construit en 1820 pour l’orfèvre de Napoléon, et son jardin classé «Espace Vert Protégé». À proximité, se dressait un immeuble haussmannien et un autre datant des années 1950. Un ensemble qui manquait de cohérence aux yeux de Groupama Immobilier, le maître d’ouvrage. Aussi, quand son locataire, le Consulat de Chine, un déménagé, Groupama a fait appel à l’agence Arte Charpentier, pour donner de la lisibilité à l’ensemble immobilier, livré en novembre 2022. « La cour historique de l’hôtel particulier était jusqu’ici recouverte d’une verrière opaque. Elle est aujourd’hui ouverte», explique Patrick Tolvy, responsable de programmes senior chez Groupama Immobilier.

L’hôtel particulier avec ces pièces en enfilade pleines de charme a été restauré, l’immeuble haussmannien conservé et l’immeuble des années 50 détruit. Au-dessus de l’hôtel particulier, deux niveaux ont été construits, dont le 5e étage qui héberge un espace vitré avec une terrasse panoramique, dit le Nuage. Les parties historiques de l’hôtel particulier ont été restaurées : les boiseries, le parquet en marqueterie, l’horloge astronomique et le baromètre du petit salon ont retrouvé leur éclat d’antan. Les couleurs ont effectivement été ravivées. Ces espaces serviront à accueillir les événements professionnels du nouveau locataire, Cisco Systems, une entreprise spécialisée dans l’informatique. Elle prendra possession des lieux en début d’année 2023. «L’architecture d’intérieur est un reflet de l’architecture», justifie Édith Richard, l’architecte d’intérieur du projet.

Un dialogue entre passé, présent et futur

En lieu et place de l’immeuble des années 50, au 20 rue de Washington, se dresse un nouvel édifice composé de grands panneaux vitrés encadrés par une trame métallique, de couleur laiton. C’est cette transparence qui permet d’apercevoir l’hôtel particulier situé juste derrière et qui «donne l’impression d’être dans le même univers même si plusieurs années d’écart séparent les deux édifices», explique Édith Richard. L’entrée traversante repose sur les deux bâtiments d’architectures si diverses. Le hall est très largement ouvert sur la cour intérieure de l’hôtel particulier. Même les ascenseurs sont toute en transparence. La lumière naturelle irrigue ainsi le bâtiment qui accueille des bureaux individuels et en open space. Il est doté d’une capacité d’accueil de 700 personnes. Un auditorium, doté de 156 places assises, a été creusé en sous-sol. Les espaces extérieurs ont aussi été aménagés, soit 1500 m² de terrasses et d’espaces végétalisés.

Les volumes neufs sont clairement identifiables puisque «le pastiche a été interrompu. On ne voulait pas d’une architecture historiciste mais fausse», affirme Antonio Frausto, directeur général délégué chez Arte Charpentier. L’objectif était bel et bien de «trouver le meilleur compromis entre le respect de l’histoire du bâtiment et sa continuité pour les années à venir», précise l’architecte Vincent Lempereur, qui a notamment dû travailler aux côtés des Architectes des bâtiments de France et de la Ville de Paris pour mener à bien cette restructuration lourde dont le coût coûtait entre 25 et 30 millions d’euros.

Quant à l’immeuble haussmannien au 18 rue de Washington, il a juste fait l’objet d’une reprise partielle des planchers en béton, pour harmoniser les niveaux avec ceux des parties neuves situées au 20 rue de Washington. En tout, 6189 m², dans l’ancien et dans le neuf, cohabitant. Un dialogue entre passé, présent et futur.



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